Père de famille et ancien militaire, il abat son épouse
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Père de famille et ancien militaire, il abat son épouse

L'homme de 51 ans a tué sa femme dont il était séparé avec un pistolet militaire dimanche soir à la Chaux-de-Fonds.

«L'auteur des coups de feu a utilisé son ancienne arme d'ordonnance», a indiqué Pascal Luthi, porte-parole de la police cantonale. Il avait conservé le pistolet, de type SIG 210, en vigueur jusqu'en 1975, après avoir été libéré de ses obligations militaires. Les deux enfants du couple, âgés de moins de 10 ans, se trouvaient dans l'appartement familial au moment du drame, «mais pas dans la même pièce», a précisé le juge d'instruction Daniel Hirsch. Ils ont été pris en charge par la cellule psychologique de la police neuchâteloise et confiés à un membre de la famille. Une vingtaine de policiers ont été mobilisés. Une enquête est en cours.

Selon Daniel Hirsch, «le geste de cet homme fait très probablement suite à une séparation beaucoup plus mal vécue par le tueur que par la victime». Ce drame est le deuxième en moins d'une année mettant en cause des armes d'origine militaire dans le canton de Neuchâtel. En août, un ancien colonel de l'armée âgé de 67 ans avait abattu son épouse d'une cinquantaine d'années à Montmollin.

Chaque année, près de 300 personnes sont tuées en Suisse par des armes de service, notamment par suicide, selon une étude de l'Institut de criminologie de l'Université de Lausanne.

Actuellement, diverses interventions politiques – dont une initiative populaire – cherchent à supprimer la tradition helvétique qui consiste à conserver son arme militaire à la maison. Genève vient de faire œuvre de pionnier en autorisant depuis le début de cette année le dépôt de l'arme gratuitement à l'arsenal. Treize militaires ont utilisé cette possibilité jusqu'à présent.

Nando Luginbuhl/ats

(ats)

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