Football - Super League: Pereira? Un Joao Alves «plus moderne»
Actualisé

Football - Super LeaguePereira? Un Joao Alves «plus moderne»

Les Genevois ont présenté, hier, Joao Carlo Pereira, leur nouvel entraîneur. Ambiance agitée autour d'une succession qui fait parler

par
Oliver Dufour
Joao Carlos Pereira, le nouvel entraîneur de Servette

Joao Carlos Pereira, le nouvel entraîneur de Servette

Alors que le club, staff et joueurs compris, s'était barricadé derrière un «no comment» général à la suite du licenciement du coach Joao Alves dimanche soir, ses dirigeants ont été contraints d'esquiver les questions concernant le cas du regretté Portugais (59 ans lundi prochain). Ils souhaitaient introniser en douceur son successeur et compatriote, Joao Carlos Pereira (46 ans). L'annonce a été turbulente. Si Pereira assure que c'est le vice-président «grenat» Amin Pishyar qui l'a contacté pour la première fois, juste après l'élimination en Coupe de Suisse (n.d.l.r.: 0-3 contre Bienne), il semble depuis longtemps avoir tapé dans l'oeil du directeur sportif Costinha. «Il a les qualités qu'il nous faut. Son palmarès n'impressionne peut-être pas, mais c'était pareil pour M. Alves. Il est là pour amener un football plus moderne, même s'il n'a pas de baguette magique.»

Egratigné au sujet de sa gestion des affaires en complet-cravate, l'homme présenté comme le bourreau de Joao Alves s'est justifié: «Faut-il que je négocie des contrats en training pour vous paraître plus humble? Si j'étais le méchant qu'on dit, jamais je n'aurais pu être capitaine de plusieurs équipes.» Acculé, Costinha a profité de chanter les louanges du coach déchu, avant de couper court pour se focaliser sur l'avenir. Dimanche prochain, le SFC reçoit Zurich (16h). Une première occasion de voir à l'oeuvre une équipe «plus moderne».

Joao Carlos Pereira: C’est un grand plaisir pour moi de fournir mes efforts à ce club. C’est une chance, un challenge. Ca ne sera pas facile, mais nous avons les moyens de réussir. Ces joueurs ont le talent et la capacité de faire mieux. Qui je serai pour eux? Celui dont ils auront besoin! Je suis un homme d’action, pas de parole. Je ne veux pas faire de comparaisons (n.d.l.r.: avec Alves). C’est une position inconfortable, surtout avec quelqu’un que j’admire. Je dirai juste que pour valider mon travail, il faut d’abord me laisser le faire. Mon contrat court jusqu’à la fin de la saison. On a déjà discuté d’une prolongation si tout le monde est content.

Ton opinion