Covid-19: Pérou: le Machu Picchu rouvre après 8 mois de fermeture
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Covid-19Pérou: le Machu Picchu rouvre après 8 mois de fermeture

Le célèbre site péruvien sera désormais ouvert à 675 touristes par jour. Ces derniers devront garder leurs distances.

Machu Picchu.

Machu Picchu.

AFP

Le site inca du Machu Picchu, joyau des sites touristiques du Pérou, rouvre dimanche après près de huit mois de fermeture pour cause de Covid-19.

Pour des raisons de sécurité sanitaire cependant, seulement 675 touristes pourront accéder au site chaque jour, soit 30% du nombre quotidien de visiteurs avant la pandémie.

Rouvrir le Machu Picchu montre «que les Péruviens sont résilients», a déclaré à l’AFP la ministre du Commerce extérieur et du Tourisme Rocio Barrios.

Le nombre de cas de coronavirus diminue au Pérou, et les touristes seront tenus de garder leurs distances.

Faillites

Le confinement a entraîné une perte sèche pour les dizaines de milliers de Péruviens qui vivent du tourisme, en particulier dans la région montagneuse de Cusco où se trouve la citadelle inca. Nombre d’hôtels, de restaurants et d’autres activités liées au tourisme ont fait faillite durant le confinement de plus de 100 jours, levé en juillet.

Le chauffeur de taxi Eberth Hancco, qui travaille à l’aéroport de la ville de Cusco, ancienne capitale de l’empire inca, fait partie de ceux qui ont pâti du confinement. Sans visiteurs à amener sur les sites touristiques, il a dû se résoudre en avril à quitter la ville et à travailler la terre dans l’exploitation de ses parents avec sa femme et sa fille. «La situation a été très mauvaise, parce que Cusco dépend du tourisme», a-t-il dit.

Avant la pandémie, il y avait 80 hôtels à Ollantaytambo, une ville comportant une imposante forteresse de pierre, au bout de la route menant de Cusco au Machu Picchu. C’est de là que les touristes peuvent prendre le train pour se rendre à la célèbre citadelle.

«Au moins la moitié ont fait faillite», a dit Joaquin Randall, qui est à la tête de l’association locale des hôtels et restaurants. «Les hôtels officiels qui paient des impôts ont pu accéder aux aides gouvernementales», a-t-il dit à l’AFP, mais ce n’est pas le cas de la myriade d’hôtels informels qui opéraient dans la région.

(AFP/NXP)

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