Actualisé 13.07.2007 à 15:20

Person contre-attaque sur MySpace

LAUSANNE – Impliqué dans une dispute de voisinage, le rappeur Person répond à la critique des médias dans un morceau sur internet.

C'est gratuit quand j'fous une baffe, gratuit quand ça dérape, gratuit si j'fais du mal. (...) Quand c'est pour foutre la merde, on fait toujours la 1ere page même si c'est basé sur des mensonges.» Le phrasé rap de Person est audible sur sa page MySpace, sur l'internet. Intitulé «C'est gratuit», son titre est une réponse artistique très critique au traitement que certains journaux romands ont réservé sur un fait divers auquel il serait mêlé. Une dispute de voisinage entre son épouse et une voisine «qui nous pourrit la vie depuis des années» et qui aurait dérapé dimanche dernier. Person s'en serait mêlé violemment pour défendre sa femme. «Je suis soudain sous les feux de l'actualité et mon nom de famille est balancé en pâture», s'insurge Person. C'est trop facile de rédiger un truc choc sans aller au fond des problèmes.» Les paroles du titre sont cinglantes: «Je me retrouve en manchette pour un truc que je fais pour les gosses. Et tu imagines tout ce qu'ils ont trouvé à dire? C'est que je m'étais associé à des flics. Bandes d'enfoirés!»

Sur sa page d'accueil MySpace, les témoignages de soutien affluent, dont ceux d'artistes connus. Carlos Leal: «S'il y'a un rappeur loin des clichés gangster-violence, c'est bien toi. Tiens bon!» Ou Alex Attias: «Le côté obscur est dans les médias, pas chez les artistes.» Person, lui, dit rester serein: «Le projet du clip pour les enfants se poursuit. Et je le fais avec le cœur.»

Frédéric Nejad

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