Suisse/France: Personne n'a voulu aider ces chats mourants
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Suisse/FrancePersonne n'a voulu aider ces chats mourants

Un petit félin est récemment mort parce que ni la police rhénane ni la police française ne sont intervenues. Il ne s'agit pas du premier cas du genre dans la région.

par
mis&ofu
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Ce chat est décédé le 18 janvier 2019, à la frontière française.

Ce chat est décédé le 18 janvier 2019, à la frontière française.

Tierschutzbund Basel
Ni la police bâloise ni la police française n'ont voulu intervenir.

Ni la police bâloise ni la police française n'ont voulu intervenir.

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Un cas similaire s'était déjà produit en mars 2018 à Saint-Louis.

Un cas similaire s'était déjà produit en mars 2018 à Saint-Louis.

Lecteur reporter/Luca Kocabas

Un chat blanc et noir a été percuté par une voiture, le 18 janvier dernier, sur la route passant près du casino de Bâle et menant à l'aéroport de Bâle-Mulhouse. La personne ayant retrouvé l'animal blessé près de la frontière française a contacté la police... mais sans succès.

Mahena Haizmann, patronne de la Protection bâloise des animaux (Tierschutzbund Basel), explique à «20 Minuten»: «Au bout du fil, on lui a dit que personne n'était responsable: ni la police bâloise ni la police française.» Et d'ajouter: «Pour finir, la dame nous a appelés.»

«Le bien du chat n'a jamais été une priorité»

Mais malheureusement, la bête était déjà morte quand les protecteurs des animaux sont arrivés sur place. «Cette affaire m'a choquée. Le bien du chat n'a jamais été une priorité. Les autorités se sont contentées de débattre sur la question de savoir qui était responsable», s'indigne Mahena Haizmann.

Toprak Yerguz, porte-parole du département bâlois de la justice, explique que l'affaire n'était pas du ressort de la police rhénane parce que l'accident s'est produit directement à la frontière française: «La police bâloise intervient uniquement pour des affaires qui se produisent sur sol bâlois.» Reste que le contact téléphonique avec les policiers français s'était lui aussi avéré infructueux. «Les agents ont expliqué à la dame qu'ils n'étaient pas équipés pour ce genre d'affaires. On lui a conseillé de s'adresser aux pompiers de Colmar», précise Mahena Haizmann.

Cas similaire en mars dernier

Des recherches de nos confrères alémaniques montrent que la mort du chat blanc et noir n'est pas la seule du genre dans la région. En mars dernier, un chat vivant avait été lancé d'une voiture en marche à Saint-Louis (F). Il était mort dans d'atroces souffrances. Déjà à l'époque, les autorités n'avaient pas fait le déplacement pour venir en aide à l'animal. La police rhénane avait estimé ne pas être responsable parce que l'incident s'était produit en France. La police française, elle, n'avait tout simplement pas voulu s'exprimer sur l'affaire.

Pour Mahena Haizmann, cette manière de faire est loin d'être satisfaisante. «C'est le bien de l'animal qui devrait compter et non pas la question de savoir sur quel sol s'est produit l'accident!»

Malgré tout, la protectrice des animaux conseille d'appeler en premier lieu la police lorsqu'on retrouve un animal blessé le long d'une route. Dans le cas où personne ne veut intervenir, elle recommande de prendre contact avec des services de secours spécialement dédiés aux animaux.

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