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Crise de la dette Perspective de la note grecque abaissée

L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a abaissé mardi la perspective de la note de la dette de la Grèce de «stable» à «négative».

L'agence, qui maintient pour le moment la note du pays à CCC, assure qu'une dégradation est «possible» en raison de la «trajectoire économique du pays qui empire» et des «retards dans l'application du programme de réduction des déficits» exigé par la troïka UE-BCE-FMI en contrepartie de son aide financière.

Pour faire face à ses difficultés de financement, la Grèce a obtenu en mars une ligne de crédit de 130 milliards d'euros accordée par le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et l'Union européenne. Alors qu'une mission de cette troïka est actuellement à Athènes, S&P estime que le gouvernement grec «aura du mal à faire de nouvelles économies» afin de remplir les conditions posées au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

«Nous jugeons probable que la Grèce soit obligée de demander une nouvelle aide supplémentaire» de 7 milliards, a estimé S&P dans son communiqué.

(ats)

Sortie «gérable»

Jean-Claude Juncker, lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision allemande WDR, publié mardi par le site du gouvernement luxembourgeois.

«(Une sortie de la Grèce) serait gérable mais cela ne veut pas dire qu'elle est souhaitable. Parce qu'il y aurait beaucoup de risques associés pour la population en Grèce», a-t-il dit.

Prié de dire s'il excluait catégoriquement une sortie de la Grèce de la zone euro, Jean-Claude Juncker, également Premier ministre luxembourgeois, a répondu : «Au moins jusqu'à la fin de l'automne. Et après cela également».

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