Bourse de Paris: Perte record pour le CAC 40 en 2008
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Bourse de ParisPerte record pour le CAC 40 en 2008

L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris a clos jeudi la pire année de son histoire: - 42,68 %.

Un recul presque aussi fort que l'indice Eurostoxx des 50 principales valeurs de la zone euro (- 44,28 %).

Le CAC 40 a fini la journée de mercredi sans grand changement (& 0,03 % à 3217,97 points) dans un volume particulièrement étroit de 803 millions d'euros sur un total de 1,0 milliard d'euros échangés à Paris. La perte annuelle est la plus forte jamais enregistré par l'indice depuis sa création en juin 1988. La précédente baisse annuelle record remonte à 2002 (- 33,8 %).

Francfort, qui a fermé ses portes mardi, a accusé une perte annuelle record de 40,4 % de même que Londres (- 31,5 %). L'ensemble des marchés, toutes classes d'actifs confondues, ont connu une année rude, la crise financière déclenchée en 2007 par une crise de l'endettement et du crédit, aux Etats-Unis notamment, ayant contaminé le reste de l'économie en 2008.

Des professionnels veulent croire que l'action massive des banques centrales et les plans de relance budgétaire des gouvernements permettront de sortir de la récession dans la deuxième moitié de 2009, ce qui est loin d'être sûr.

2008 aura été «l'année la plus difficile de l'histoire récente que la plupart des investisseurs et des acteurs préfèreront oublier», estiment les analystes crédit de Société générale.

«2008 a vu la faillite de plusieurs grandes banques et la fin du modèle du courtier indépendant», ajoutent-ils dans une note en soulignant que «le sort des trois grands constructeurs automobiles américains reste incertain». «L'économie américaine connaît sa plus longue période de récession depuis la fin de la guerre et l'économie mondiale commence à se paralyser».

Les primes de risques sur les marchés boursiers et du crédit ont atteint des niveaux historiques sur fond de craintes d'une multiplication des défauts de paiement.

L'automobile déraille

Toutefois, des sociétés de gestion ou des brokers veulent voir une «lueur d'espoir» dans les plans de relance et l'action des banques centrales. Ils préconisent un retour prudent sur les actifs risqués (crédit et actions) dès les premiers signes de fin de récession.

Les valeurs bancaires, sinistrées par la crise du crédit, ont été les principaux moteurs de la baisse tout au long de l'année et, en fin d'année alors que la récession se confirmait, les valeurs automobiles ont rejoint le club de l'armée des victimes.

Dexia a accusé la plus forte perte annuelle du CAC (- 81,41 % à 3,2 euros), Renault (-80,88 % à 18,55) et PSA Peugeot Citroën (- 76,57 % à 12,15) les deuxième et troisième plus fortes baisses.

Les valeurs défensives ont résisté. GDF Suez (- 11,69 % à 35,325) a enregistré la meilleure performance du CAC, suivi par France Télécom (- 18,93 % à 19,96 euros) et Essilor (- 23,09 % à 33,57 euros). (ats)

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