Pervez Musharraf se succède à lui-même

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Pervez Musharraf se succède à lui-même

Le président pakistanais a prêté serment pour un nouveau mandat présidentiel de cinq ans. Cette fois purement civil, l'une des exigences formulées de l'opposition.

Dans son discours d'investiture, Musharraf a qualifié son accession au pouvoir «de pierre angulaire de la transition du Pakistan vers la démocratie».

Il a réaffirmé que les élections législatives auraient lieu le 8 janvier «quoi qu'il arrive». Il a une nouvelle fois justifié l'imposition de l'état d'urgence, le 3 novembre dernier, sans donner d'indication sur la levée de cet état d'urgence. «Je devais agir et j'ai agi dans l'intérêt du Pakistan».

Pervez Musharraf en a également profité pour égratigner l'ancien premier juge de la Cour suprême qu'il a accusé d'avoir conspiré pour «faire dérailler» la démocratie. Il a aussi salué le retour de ses adversaires en exil, les anciens Premiers ministres Benazir Bhutto et Nawaz Sharif.

«J'espère simplement qu'à l'avenir, ils évolueront vers un environnement conciliant, civilisé, démocratique et politique», a dit Musharraf.

A Lahore, dans l'est du pays, au moment-même où Musharraf prêtait serment, de violents affrontements ont éclaté entre les forces de l'ordre et des avocats manifestant contre son investiture.

Selon un journaliste de l'Associated Press sur place, les manifestants ont jeté des briques, des vitres et des bâtons sur les policiers qui bloquaient le passage de quelque 200 avocats alods qu'ils tentaient de se déplacer d'un tribunal à un autre. Certains policiers n'ont pas hésité à ramaser les objets qui leur étaient jetés pour les relancer en direction des avocats qui scandaient «Musharraf vas t'en!» ou encore «Les amis de Musharraf sont des traîtres». (ap)

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