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Milan-SanremoPetacchi et Cavendish la veulent

Pour sa 16e participation à Milan-Sanremo, le vétéran italien souhaite guider son héritier britannique vers la victoire.

par
Robin Carrel
Milan
Alessandro Petacchi a pris sa retraite pendant... trois mois, la saison dernière.

Alessandro Petacchi a pris sa retraite pendant... trois mois, la saison dernière.

Selon Alessandro Petacchi, la «Primavera» est la «plus belle course du monde.» Pour Mark Cavendish, la «Classicissima» est un «monument, une course unique, qui ne ressemble à aucune autre.» Les deux cadors des ultimes hectomètres seront dimanche sur leur terrain de chasse préféré. Traditionnellement, c'est en effet un membre de la congrégation des sprinters qui remporte la première grande classique de la saison et les deux hommes peuvent s'allier pour offrir la victoire à l'équipe Quick Step.

A 40 ans, le Transalpin ne se fait pas trop d'illusions sur ses chances de remporter une épreuve qu'il avait gagnée il y a de cela neuf ans. D'ailleurs, depuis son éphémère retraite des pelotons la saison dernière, il joue plutôt les rôles de l'équipier de luxe de son coéquipier britannique. «Je cours comme si je devais la gagner, a tout de même lâché «Ale-Jet» dans une interview fleuve publiée samedi dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport. Mais je serai surtout un support de mes coéquipiers. Il y a tellement de bons coureurs chez Quick Step! Stybar, Kwiatkowski, Renshaw, Trentin... Si Mark passe le Poggio avec trois coéquipiers à ses côtés, il sera imbattable.»

Greipel, Sagan et compagnie ne seront pas vraiment d'accord, mais cela démontre combien la confiance est de mise au sein de l'équipe belge. Cavendish bénéficiera peut-être aussi d'un coup de pouce du ciel. Le «Cav'» est, en effet, originaire de l'Ile de Man, un petit bout de terre sis entre la Grande-Bretagne et l'Irlande. C'est donc peu dire que l'homme s'y connaît en vent, pluie et même les deux en même temps, voire pire. «Si ça aboutit à un sprint, je suis la meilleure opportunité que nous avons et si je ne le fais pas cette année, je pourrai le regretter», a indiqué l'Anglais en pensant aux modifications du parcours, qui vont rendre le final plus difficile à contrôler pour les équipes des sprinters dans un futur proche.

Il s'agit aussi de la seule carte que peut abattre le Britannique ce printemps. Le Tour des Flandres, Paris-Roubaix ou encore Liège-Bastogne-Liège ne sont pas dans ses cordes. Cavendish ne cache pas non plus que son second grand objectif de 2014 est prévu pour le mois de juillet. «Cette année, j'ai commencé plus cool afin d'être plus frais en juillet pour le départ du Tour de France, chez moi, en Angleterre, a-t-il avoué. On ne peut pas chaque année gagner des étapes sur le Giro, le Tour, la Vuelta, un peu partout. Un sprinter doit s'économiser.» Dimanche, il lui faudra patienter près de 300 kilomètres pour faire parler la poudre.

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