Actualisé 18.12.2011 à 15:27

Affaire FC Sion

Peter Gilliéron: «J'ai rarement peur»

Le président de l'ASF Peter Gilliéron revient sur l'ultimatum posé par la Fifa à l'Association suisse de football. Si elle n'a pas puni le FC Sion d'ici au 13 janvier 2012, elle sera suspendue.

Le président de l'ASF Peter Gilliéron a, comme tout le football suisse, pris en pleine figure l'ultimatum lancé samedi par la FIFA, menaçant la Fédération - équipe nationale, clubs et arbitre - de suspension dès le 13 janvier si le cas FC Sion n'était pas réglé. M. Gilliéron entend entrer en discussion avec la FIFA pour faire valoir ses arguments.

Peter Gilliéron, comment avez-vous appris la nouvelle ?

«J'ai reçu un courriel sur mon téléphone portable. Un de mes collaborateurs m'informait que la FIFA nous avait envoyé un fax dans lequel elle nous informait d'une possible suspension.»

Comment avez-vous réagi ?

«Ce n'était pas totalement une surprise. Nous savions que l'affaire FC Sion allait être discutée lors du congrès de Tokyo. Nous devions nous préparer à toutes les éventualités et c'est ce que nous avons fait. Mais cette décision nous a bien évidemment déçus.»

Avez-vous encore une marge de manoeuvre juridique pour satisfaire la FIFA ?

«Nous n'avons aucune influence sur les commissions de recours et disciplinaire, qui sont des instances indépendantes. Et nous accordons une grande importance à la séparation des pouvoirs. La décision de faire perdre par forfait ses matches au FC Sion pourrait toutefois être du fait du Tribunal arbitral du sport (ndlr: que les clubs d'ASL déboutés envisagent de saisir pour obtenir gain de cause).»

Allez-vous tenter de renouer le dialogue avec Christian Constantin ?

«Pour l'heure, le cas concerne l'ASF et la FIFA. Nous ne pouvons cependant pas oublier que nous ne sommes pas à l'origine de l'affaire. Le fait est néanmoins que nous devons essayer de renouer le dialogue avec la FIFA et non avec M. Constantin. Désormais, c'est l'ensemble du football suisse qui est touché.»

Pensez-vous que la FIFA fasse fausse route, qu'elle doit être réformée, ou comprenez-vous cette décision ?

«Je ne peux pas comprendre cette décision, car elle ne tient pas suffisamment compte de nos arguments. Vraiment pas. Mais mon jugement s'arrête ici. Je ne veux pas aller jusqu'à dire que la FIFA doit être réformée.»

Avez-vous peur ?

«J'ai rarement peur. La situation est grave et nous lui accordons toute notre attention et le sérieux nécessaire. Je suis convaincu que nous trouverons une solution. Je sais que le temps imparti est court et que notre marge de manoeuvre est réduite.» (ats)

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