Forcené de Bienne: «Peter K. n'a pas opposé de résistance»
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Forcené de Bienne«Peter K. n'a pas opposé de résistance»

Le forcené a été arrêté ce matin à 06h09 sur les hauteurs de la ville de Bienne par un chien policier. «Il n'a pas opposé de résistance», selon le commandant Stefan Blättler.

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ats/cbx/ 20 minutes online

Les unités d'élite des cantons de Bâle-Campagne, Berne et Lucerne, qui se trouvaient tout près du fugitif, ont lâché un chien policier du nom de Faro qui s'est précipité sur le fuyard et l'a mordu à la jambe. L'homme qui se trouvait dans un champ, sur les hauteurs de la ville de Bienne, n'a pas tenté de fuir, a précisé le chef de la police régionale Jura bernois-Seeland François Gaudy, lors d'une conférence de presse, vendredi matin, devant une horde de journalistes.

«Nous avons tenu compte des nombreuses informations de la population. C'est l'une d'entre elles qui a permis l'arrestation du fugitif», précise Stefan Blättler, commandant de la police bernoise. C'est une habitante de Bienne qui a permis d'arrêter le forcené de Bienne vendredi matin. Vers 6h, elle l'a reconnu dans le quartier du Ried, situé dans les hauts de la ville, et a averti la police.

Après avoir été soigné pour sa blessure, le sexagénaire a été placé en prison. Stefan Blättler n'a pas voulu préciser de quel établissement il s'agissait. Le fugitif devra répondre de tentative de meurtre et de mise en danger de la vie d'autrui. Stefan Blättler n'a pas voulu se prononcer non plus sur une éventuelle complicité dont aurait bénéficié le fugitif.

L'image du fuyard, qui a grièvement blessé un policier lors de la fuite de sa maison dans le quartier des Tilleuls, a évolué au fil des investigations. Le retraité introverti s'est transformé en un homme qualifié de très dangereux par la police. Un véritable arsenal a été découvert à son domicile.

Haine de l'Etat

Le fugitif vouait une haine incommensurable à l'Etat et ses représentants, en particulier les policiers. Une haine qu'il a exprimée dans des centaines de pages écrites aux autorités ou retrouvées à son domicile lors des perquisitions. Dans son journal intime, il détaille cette confrontation armée avec la police planifiée depuis des années.

Les unités d'élite de la police avaient multiplié ces dernières heures les opérations dans le Jura bernois et dans la région de Bienne sur la base d'indices de la population. Des tracts avaient été lancés dans la forêt par avion pour tenter de l'inciter à entrer en contact avec la police. Mais en vain. Une partie de la population était persuadé que le sexagénaire s'était suicidé.

Jeudi lors d'une conférence de presse, le commandant de la police cantonale bernoise Stefan Blättler avait laissé entendre que cet homme était toujours en vie même s'il ne s'était plus manifesté depuis la fusillade devant son domicile dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. «Nous avons des indices qui nous font croire qu'il est toujours vivant», avait relevé le commandant.

Le temps des questions

Cette arrestation sans bain de sang permet à la police de redorer son image passablement écornée dans cette affaire. Mais le temps des interrogations va débuter au sein de la police mais également de certains services de l'administration biennoise accusés de n'avoir pas vu venir ce drame.

Le directeur de la police cantonale bernoise Hans-Jürg Käser, le commandant Stefan Blättler mais aussi le Grand Conseil bernois ou le Conseil de ville de Bienne ont promis qu'une enquête neutre serait menée sur cette affaire pour faire toute la lumière sur d'éventuelles dysfonctionnements. Maintenant que le forcené a été arrêté, plus rien ne s'oppose à une analyse des responsabilités.

Interview du commandant Stefan Blättler

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