Actualisé 23.04.2008 à 15:47

Peter Kurer succède à Marcel Ospel

En dépit des critiques de plusieurs actionnaires, Peter Kurer a été élu mercredi au conseil d'administration de l'UBS.

Il a recueilli 585 millions de oui contre 44 millions de non. L'avocat de 59 ans remplacera Marcel Ospel à la présidence.

M. Kurer a prononcé son discours devant l'assemblée après six heures de débat. Estimant ne pas avoir à justifier sa candidature, il a présenté les grandes lignes de ses réformes. Il a aussi rendu hommage à son prédécesseur.

Hué, malgré une élection à une large majorité, le futur président du conseil d'administration n'a pas échappé aux critiques.

En tant que membre du directoire de l'UBS, M. Kurer porte la responsabilité des problèmes de la banque, a déclaré Thomas Minder, patron de la société Trybol et auteur de l'initiative sur les salaires abusifs des grands managers. «Il s'est endormi avec ses collègues», a-t-il estimé.

Les qualifications de Peter Kurer ont été à plusieurs reprises mises en cause. C'est un juriste, pas un banquier, s'est plaint un petit actionnaire. Il faudrait pouvoir choisir entre plusieurs candidats, a encore déclaré un intervenant. Un autre a souhaité que les petits actionnaires aient leur place au conseil.

Assemblée extraordinaire

Plus tôt, la Fondation Ethos avait indiqué qu'elle voterait pour M. Kurer à condition qu'il fasse le ménage au conseil. Elle a ainsi appelé à une assemblée générale extraordinaire d'ici l'été pour refondre le conseil d'administration après la démission volontaire de plusieurs administrateurs.

Les actionnaires ont toutefois rejeté à une large majorité la proposition d'un particulier demandant la convocation d'une assemblée extraordinaire pour se prononcer plus tard sur la composition du conseil.

David Sidwell, ex-directeur financier de Morgan Stanley, entre au conseil d'administration pour un mandat d'un an, comme le prévoit le nouveau réglement. Il présidera le comité des risques.

Peter Voser, qui va devenir président du comité d'audit, et Lawrence Weinbach ont été réélus à une écrasante majorité. Les mandats des autres membres de l'organe de surveillance n'étaient pas soumis à l'élection.

(ats)

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