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SuissePeter Spuhler ne goûte guère les plans de relance

Le patron de Stadler Rail et ex-conseiller national UDC critique vivement les mesures du Conseil fédéral pour soutenir l'économie malmenée par le coronavirus.

«Je ne suis absolument pas un fan des plans de relance», déclare le patron de Stadler Rail

«Je ne suis absolument pas un fan des plans de relance», déclare le patron de Stadler Rail

Keystone

L'industriel Peter Spuhler se montre critique vis-à-vis des mesures de l'Etat pour soutenir la conjoncture dans la crise du coronavirus. «Je ne suis absolument pas un fan des plans de relance», déclare le patron de Stadler Rail et ex-conseiller national UDC dans le «SonntagsBlick».

Il est presque impossible que les mesures gouvernementales tombent au bon endroit et prennent ensuite effet au bon moment, a déclaré Peter Spuhler. Et l'ex-parlementaire fédéral de rappeler qu'il avait été le porte-parole du groupe UDC lorsque le Conseil national avait débattu du dernier paquet de mesures conjoncturelles lors des crises financières et de l'euro, et qu'à ce titre il avait aussi eu à se pencher sur leurs effets.

Important de garantir le chômage partiel

L'industriel souligne qu'en Suisse, «la demande dépend souvent de l'étranger, ce sur quoi notre pays n'a quasi pas d'influence». En période de crise, l'indemnité de chômage partiel a donc fait ses preuves et il est désormais également important de la garantir.

Le gouvernement doit également veiller à ce que les PME disposent de liquidités suffisantes, a déclaré Peter Spuhler. À cet égard, le Conseil fédéral a déjà fait un «excellent travail», a-t-il souligné.

Son entreprise Stadler Rail a jusqu'ici relativement bien traversé la crise, a-t-il également expliqué. «Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu à demander de soutien gouvernemental. Les carnets de commandes sont bien remplis. Au regard des circonstances, les ateliers sont raisonnablement occupés», indique le patron.

Il y a toutefois des exceptions, en Espagne et aux Etats-Unis: «A Valence, nous avons dû fermer temporairement notre usine de production sur ordre du gouvernement. A Salt Lake City, nous avons dû réduire les effectifs de deux tiers.» Actuellement, l'accent est surtout mis sur le maintien des chaînes d'approvisionnement. «Si elles devaient être rompues, nous ne pourrions pas terminer nos trains», a-t-il averti. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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