Petite souris deviendra grande
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Petite souris deviendra grande

«Max & co». Les Anglais ont «Wallace et Gromit», les Américains ont «Toy Story». Les
Suisses ont désormais «Max & Co». Et toc.

Le succès annoncé des deux réalisateurs fribourgeois arrive enfin, après un an de promotion, sur nos écrans. Une production multinationale, certes, mais soyons un peu fou et placardons sans ambages le label «Swiss Made» sur cette animation en volume. Certes, les marionnettes sont anglaises, les effets spéciaux belges, les voix françaises, mais les réalisateurs, eux, sont bien Suisses: ce n'est pas rien! «Max & Co» peut se frotter à Pixar et aux animations du genre «Monstres et Cie».

Mais c'est surtout à «L'étrange Noël de Mr Jack» que «Max & Co» se réfère, avec son univers gris, ses lueurs pâles et ses personnages tristement heureux. Sans en atteindre la grandeur, malheureusement.

Le scénario laisse même une indéfinissable impression de malaise, un peu à la façon d'un «Roi et l'oiseau» de Paul Grimault jadis. Dans une ville assujettie à l'opresseur Bzzz & Co, usine de tapettes à mouche, Max part en croisade contre le capitalisme effréné. Il en rapportera la maturité et un père inconnu.

Un peu d'humanisme dans ce monde de brutes capitaliste ne fait pas de mal, même si quelques longueurs font qu'on a parfois envie de secouer ces personnages animés afin... de les ranimer!

Elsa Duperray

Max & co

De Samuel et Frederic Guillaume, avec la voix de Lorant Deutsch

De Samuel et Frederic Guillaume, avec la voix de Lorant Deutsch

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