«Le serpent»: Petits meurtres et autres joies entre amis
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«Le serpent»Petits meurtres et autres joies entre amis

POLAR – Yvan Attal tombe dans une machination infernale orchestrée par Clovis Cornillac.

Vincent Mandel (Yvan Attal), photographe en instance de divorce, tombe petit à petit dans un piège manigancé par un ancien camarade de classe, Joseph Plender (Clovis Cornillac). Dans un décor sombre où s'affrontent le gris et le noir, Vincent se retrouve mêlé à une histoire de viol, puis à un enlèvement qui se transforme en meurtre. Joseph lui apparaît tout d'abord comme un bon samaritain, pour finalement se révéler être son pire cauchemar.

Les ingrédients et le système narratif du bon polar de base sont là. La musique, inquiétante, constitue un personnage à part entière. Les couleurs restent désespérément absentes, jusqu'au bleu des yeux de Cornillac, que l'on ne voit presque pas. Eric Barbier, le réalisateur, ne prend cependant jamais le risque de s'éloigner réellement des sentiers battus des règles du cinéma noir à la française. Même si l'on sent qu'il prend un malin plaisir à torturer psychologiquement son héros (Yvan Attal), on ne craint pas grand-chose pour lui. Dommage.

La présence du roi Clovis, en revanche, et de Pierre

Richard en avocat poltron, fait clairement la différence. Cornillac envahit de sa présence et réussit à étouffer le spectateur dans sa folie. Pierre Richard, lui, présente une nouvelle facette de son art.

On pense rapidement à «Harry, un ami qui vous veut du bien», de Dominik Moll sorti en 2000, mais on oublie aussi sec. «Le serpent» est tout aussi efficace, mais se révèle à la fin bien moins original.

Elsa Duperray

Le Serpent (bande annonce)envoyé par cinefanboy

Le serpent

D’Eric Barbier avec Yvan Attal, Clovis Cornillac

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