Petits Romands à l'école du respect du droit d'auteur
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Petits Romands à l'école du respect du droit d'auteur

Les élèves de Cheseaux-sur-Lausanne ont été sensibilisés, jeudi, en primeur romande aux limites du copyright.

«Qui, parmi vous, a acheté un disque cette année?» Des mains éparses se lèvent dans la forêt d'élèves de 12 à 16 ans. Quelques secondes plus tôt, ils affirmaient tous écouter de la musique. Les cinq sociétés suisses qui oeuvrent dans le domaine du droit d'auteur ont lancé en 2006, en Suisse alémanique, la campagne Respect copyright. Objectif? Sensibiliser les jeunes friands de lecteur MP3 et de téléchargement.

Jeudi, les élèves de Cheseaux-sur-Lausanne ont été les premiers Romands à être initiés à cette matière complexe. «Nous visiterons à l'avenir une dizaine d'écoles romandes par année», détaille Jürg Ruchti, directeur adjoint de la Société suisse du droit d'auteur. En une petite heure, les 200 élèves ont découvert dans la bonne humeur le b.a.-ba de la propriété intellectuelle. Qu'est ce qu'une oeuvre? Qu'a-t-on le droit d'en faire? Quand et comment un artiste est-il payé? DJ Lord a, de son côté, témoigné du quotidien d'un musicien et expliqué les étapes d'un processus de création.

De quoi convaincre les jeunes de payer leur prochain disque? Pas sûr. «J'ai appris que télécharger était légal et que seul le fait de mettre de la musique à diposition est punissable», retient David, 14 ans. L'opération serait-elle un échec? «Non, l'industrie du disque a trop culpabilisé les jeunes. Notre but est de leur faire comprendre le droit d'auteur, c'est tout», conclut Jürg Ruchti.

Carole Pantet

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