Suisse/Irlande du Nord: Petkovic: «Nous espérons être à la hauteur!»
Actualisé

Suisse/Irlande du NordPetkovic: «Nous espérons être à la hauteur!»

Vladmir Petkovic se veut rassurant à quelques jours du match opposant l'Irlande du Nord à la Suisse à Belfast.

On efface tout et on recommence: tel est le message livré par Vladmir Petkovic à trois jours de l'ace I du barrage contre l'Irlande du Nord. «On repart à zéro», martèle le sélectionneur.

A zéro et sans Valon Behrami, à moins d'un «miracle» selon l'aveu de Vladimir Petkovic ! Comme à Lisbonne, le Tessinois, le «grand frère», ne sera pas en mesure de guider l'équipe de Suisse lors de ce barrage de tous les dangers contre l'Irlande du Nord.

Le sélectionneur reconnaît que le match de Lisbonne a démontré quel pouvait être le poids de l'absence du joueur de l'Udinese. «Mais nous espérons une divine surprise pour Valon. Nous ferons tout pour qu'il puisse jouer quelques minutes lors de ce barrage, dit-il. Mais s'il ne peut guérir de sa blessure pour tenir sa place, sa présence au sein du groupe et le soutien qu'il peut donner à ses coéquipiers seront très précieux.»

Un doute pour Rodriguez

Avec Johan Djourou et Valon Behrami, un troisième titulaire indiscutable sera peut-être contraint de faire l'impasse sur ce barrage. Touché à un mollet, Ricardo Rodriguez n'a, en effet, pas disputé les deux dernières rencontres du Milan AC, jeudi dernier à Athènes contre l'AEK en Europa League et dimanche à Reggio Emilia face à Sassuolo en championnat. «Je veux croire qu'il possède une bonne chance de tenir sa place», lâche le sélectionneur. Déjà privé de François Moubandjé, Vladimir Petkovic n'aura pas d'autre alternative que de titulariser le droitier Michael Lang sur le flanc gauche de sa défense si Ricardo Rodriguez devait déclarer forfait.

Comme le chante Stephan Eicher, les nouvelles sont donc mauvaises d'où qu'elles viennent en ce début de mois de novembre pour l'équipe Suisse. Le dimanche de Vladimir Petkovic a été obscurci par les expulsions - directes - de Léo Lacroix en Ligue 1 et de Remo Freuler en Serie A, mais aussi par les difficultés traversées en club par Haris Seferovic et Mario Gavranovic, tous deux remplaçants en ce jour noir. «Le manque de temps de jeu accusé ces derniers temps par plusieurs joueurs peut se muer en un avantage pour l'équipe de Suisse. Ils auront de la fraîcheur pour ce barrage», lâche toutefois avec plus ou moins de conviction le sélectionneur.

«J'avais prévu autre chose»

«Le temps nous est compté. Nous aurons qu'un seul entraînement pour juger vraiment de l'état de forme des joueurs, celui de mardi matin, poursuit Vladimir Petkovic. Je dois avouer que j'avais prévu autre chose pour cette période. Nous aurions pu préparer tranquillement un beau match amical plutôt que de jouer notre qualification en Russie sur deux matches en trois jours...»

La faute, bien sûr, à cette défaite du 12 octobre au Portugal. «Ce résultat est décevant dans la mesure où cette unique défaite au cours de cette campagne nous impose de disputer le barrage, explique Vladimir Petkovic. Je veux rappeler que seules deux équipes (ndlr: l'Allemagne et la Belgique) ont obtenu davantage de points que nous dans ce tour préliminaire. A Lisbonne, nous n'avons pas été capables d'agir vraiment sur le terrain. Même si nous n'avons pas perdu contre n'importe quelle équipe mais bien contre le Champion d'Europe en titre, je dois reconnaître que nous avons témoigné d'une trop grande passivité.»

«Certains ont plus de poids»

Sans citer de noms, Vladimir Petkovic admet que ses leaders n'ont pas pleinement joué leur rôle à Lisbonne. «Même si nous gagnons et si nous perdons en équipe, il est évident que certains joueurs ont plus de poids sur le terrain. J'attends qu'ils prennent toutes leurs responsabilités», dit-il en songeant sans doute à Stephan Lichtsteiner, à Granit Xhaka et à Xherdan Shaqiri.

Le sélectionneur avance également une autre raison à cette trop grande «retenue» au Portugal. «Pendant presque une année, soit entre les deux rencontres contre la Hongrie, nous n'avons pas affronté des équipes de valeur, glisse-t-il comme pour signifier que la transition fut trop brutale à Lisbonne. Avant l'Euro 2016, la rencontre amicale à Genève contre la Belgique avait été bénéfique. Maintenant, tout va changer à l'avenir avec la création de la Coupe des Nations qui nous procurera l'assurance de rencontrer des adversaires prestigieux.» (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion