Football: Petkovic: «Sûrs de nous sans être arrogants»
Actualisé

FootballPetkovic: «Sûrs de nous sans être arrogants»

Le sélectionneur de l'équipe de Suisse a affirmé sa confiance à la veille du match en Géorgie, le premier sur la route de l'Euro 2020.

par
Tim Guillemin
Tbilissi
Le sélectionneur Vladimir Petkovic à Zurich, le 18 mars.

Le sélectionneur Vladimir Petkovic à Zurich, le 18 mars.

Keystone

Vladimir Petkovic veut repartir de Tbilissi directement après la rencontre de samedi avec trois points au compteur, rien d'autre. L'avion attendra la délégation suisse sur le tarmac et il ne faudra pas perdre de temps dans les couloirs du grand stade Boris-Paichadze pour avoir l'autorisation d'atterrir à Bâle-Mulhouse dans les temps.

Mais avant de penser au «check-in», il faudra être performant pendant 90 minutes d'un match qui s'annonce «passionnant», selon les propres termes de Yann Sommer vendredi en conférence de presse. Il devrait y avoir largement plus de 50'000 spectateurs à Tbilissi ce samedi dès 15h, heure en Suisse, pour le premier match de qualification pour l'Euro 2020. La Géorgie croit à l'exploit, la Suisse veut l'empêcher de rêver. «Nous sommes sûrs de nous sans être arrogants», a affirmé Vladimir Petkovic, confiant malgré les trois blessés en attaque (Haris Seferovic, Xherdan Shaqiri, Admir Mehmedi).

«Nous sommes avertis»

Plusieurs éléments-clés de la sélection nationale sont très performants en club, ce que le sélectionneur n'a pas manqué de souligner. Ce phénomène réjouissant peut-il s'expliquer en partie par l'impulsion positive apportée par le match contre la Belgique en novembre? Pas forcément, à en croire «Vlado»: «Le bon travail des gars au quotidien dans leur club est prépondérant, à mon avis. Ce qui est sûr, c'est que je me réjouis d'avoir des joueurs en forme.»

La Géorgie a été bien étudiée cette semaine à Zurich, a expliqué Yann Sommer. «Nous nous sommes bien préparés, nous avons reçu du staff des indications précieuses», a déclaré le gardien de l'équipe de Suisse. «Nous sommes avertis, a confirmé le capitaine Stephan Lichtsteiner. Ils sont habiles balle au pied et dangereux sur coup de pied arrêté.»

Réponse diplomatique

Le sélectionneur a ensuite été amené à se justifier sur le parallèle tiré en début de semaine à Zurich, lorsqu'il avait affirmé que la Géorgie était une sorte de mélange entre les styles russes et brésiliens. Une petite phrase qui est arrivée jusqu'à Tbilissi et qui n'a pas beaucoup plu aux analystes locaux, qui ont exprimé leur étonnement en conférence de presse. La raison de leur courroux? Ils n'ont pas aimé le parallèle tiré avec la Russie, estimant que le football géorgien était beaucoup plus créatif.

Vladimir Petkovic n'a pas perdu son calme, comme d'habitude. «Je connais l'histoire très riche du Dinamo Tbilissi, tous les succès que ce grand club a eu à travers les années, et ce que le football géorgien a apporté. Ce que je voulais dire, c'est que la Géorgie d'aujourd'hui allie les qualités russes, comme la discipline et l'endurance, et les qualités typiques brésiliennes que sont à mes yeux la technique et la créativité.» Une réponse diplomatique qui a satisfait l'auditoire.

Ton opinion