Actualisé 04.08.2009 à 23:10

527 cas recensésPeu de cas graves de grippe A en Suisse

Bien que la vigilance reste de mise sur le front de la pandémie de grippe porcine, la Suisse ne compte jusqu'ici que peu de cas lourds liés au virus.

Quatre personnes, dont une femme venant d'accoucher, sont concernées, a indiqué mardi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Dans trois cas, la maladie s'est transformée en pneumonie. La jeune mère, elle, a subi des «complications», a précisé le chef de la section pandémie Patrick Mathys devant les médias, sans donner plus de détails. La grippe A (H1/N1) continue d'être bénigne dans l'ensemble et de ne pas nécessiter de gros traitement médical.

Vu l'évolution de la situation et la multiplication des personnes touchées, il a été décidé de changer le système de déclaration. Dès cette semaine, les médecins auront seulement l'obligation d'annoncer les hospitalisations. Les autres cas seront enregistrés selon le modèle Sentinella appliqué pour la grippe saisonnière. Celui-ci se base sur un système d'échantillons et d'extrapolation.

Les autorités s'attendent à une nouvelle hausse des infections avec les retour de vacances et la rentrée des classes. Et de rappeler que plus de 70% des personnes diagnostiquées en Suisse ont attrapé le virus à l'étranger. Le nombre des cas s'élevait officiellement à 527 mardi en début d'après-midi.

Certificat médical

La règle d'or reste, encore et toujours, de se calfeutrer chez soi en cas de symptômes grippaux. Mais la question des conséquences concrètes de cette consigne pour les salariés se pose désormais. L'employeur peut en effet exiger un certificat médical après trois jours d'absence.

Or l'OFSP recommande de ne pas sortir, notamment de ne pas courir chez le médecin dès l'apparition de signes de maladie. Même simplement appeler le praticien doit être réservé aux personnes présentant des symptômes sévères ou à risque, ainsi qu'aux gens qui rentrent de voyage.

L'interprétation juridique actuelle des dispositions légales sur le certificat médical demeure valable, a expliqué Valentin Lagger, du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), soulignant que la loi autorise les patrons à demander un tel document, mais ne les oblige pas à le faire. Pour sa part, l'employé doit être en mesure de justifier sa situation s'il veut être payé, donc d'apporter un certificat médical si nécessaire.

M.Lagger estime que le cadre juridique en vigueur n'est pas trop rigide, d'autant que 70% des Suisses ont un médecin de famille, qu'ils peuvent donc facilement contacter. Le problème est néanmoins plus compliqué pour ceux qui n'ont pas de médecin de famille. La question est examinée et une solution sera présentée le moment venu, a assuré le représentant du SECO.

L'offre de la Confédération en matière d'information est toujours prisée. La «hotline» enregistre 200 à 300 appels par jours et le site pandemia.ch plusieurs milliers de visites quotidiennes. (ap)

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