Actualisé 26.07.2012 à 10:39

France

Peugeot n'a rien dissimulé sur sa situation

Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a assuré jeudi que le constructeur n'a caché «aucune donnée» concernant sa situation.

Le président du directoire de PSA, Philippe Varin.

Le président du directoire de PSA, Philippe Varin.

Philippe Varin, a assuré jeudi que le constructeur automobile français n'a caché «aucune donnée» concernant sa situation contrairement à ce que lui a reproché le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

PSA «n'a dissimulé aucune donnée ni aucune information relative à la situation réelle du groupe», a indiqué M. Varin devant les Commissions économiques de l'Assemblée nationale et du Sénat.

«La crise qu'affronte PSA Peugeot Citroën est sans doute l'une des plus violentes qui ait été vécue par cette entreprise au cours de son histoire», a-t-il insisté.

Ce sont ces difficultés qui le conduisent à supprimer 8.000 postes en France et à arrêter la production à son usine d'Aulnay-sous-Bois, en région parisienne, selon M. Varin, dans un plan de restructuration que le président François Hollande a jugé «inacceptable en l'état».

Le gouvernement français, confronté à son premier test majeur, a dévoilé mercredi un plan d'aide au secteur automobile basé sur les voitures «propres» et accordant des aides à la filière en échange de la «pérennisation des sites de production».

Arnaud Montebourg a parlé de dissimulation de la part de PSA. Il a nommé un expert, Emmanuel Sartorius, chargé de faire un point sur la santé du groupe. Ce dernier doit rendre ses conclusions provisoires à la fin du mois puis son rapport complet en septembre.

M. Varin a aussi défendu la stratégie du constructeur, mise en cause par le gouvernement. Contrairement à certains de ses concurrents, PSA est encore très dépendant de l'Europe.

Il a dit avoir été surpris par «le reproche d'avoir, en somme, commis l'erreur de faire preuve d'un patriotisme économique mal conçu».

«Contre vents et marées nous avons maintenu sur le territoire national 100.000 emplois, 16 usines, 85% de notre appareil de recherche», a encore plaidé l'industriel.

«Aurions-nous dû nous orienter vers le low cost? Cela signifie dès lors, comme d'autres l'ont fait, nous implanter dans des pays low cost», s'est-il interrogé, évoquant, sans le nommer, le cas de son concurrent Renault. «Parce qu'un dispositif industriel n'est pas extensible, cela voudrait dire aussi qu'il faut fermer des usines en france?» (afp)

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