Actualisé 26.04.2016 à 12:31

Zurich«Peut-être qu'on aurait encore pu aider ce renard»

Un lecteur est tombé sur un renardeau grelottant, samedi à Richterswil. Il a contacté la police, un vétérinaire et un hôpital pour animaux, mais personne n'est venu en aide à la bête qui a finalement été abattue.

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rom/som/ofu
Selon le garde-chasse ayant abattu l'animal, le renard était malade ou souffrait de lésions internes.

Selon le garde-chasse ayant abattu l'animal, le renard était malade ou souffrait de lésions internes.

photo: Leser-Reporter/Minotaurus

Joel Sapin et sa copine ont fait une découverte peu commune, samedi matin à Richterswil, à proximité du lac de Zurich. «Nous étions en train de nous promener lorsque nous sommes tombés sur un renardeau au milieu de la route. Il tremblait, alors nous l'avons emballé dans ma veste en faisant attention de ne pas le toucher, raconte le lecteur qui s'est empressé d'alerter la police. Nous ne voulions pas laisser l'animal comme ça, livré à son sort.»

Peu de temps après, une patrouille est arrivée sur place, mais est aussitôt repartie. «Les agents nous ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire. Ils nous ont conseillé de ramener le renardeau dans la forêt», se rappelle Joel Sapin, qui est resté sans voix. Tout comme sa copine d'ailleurs.

«Ça reste un être vivant, tout de même»

Mais le couple ne s'est pas laissé décourager. Il a essayé par tous les moyens de trouver de l'aide pour le petit renard en contactant un vétérinaire, un hôpital pour animaux ainsi qu'un service de secours pour les bêtes. Mais en vain. «On ne savait plus quoi faire», explique le lecteur qui a finalement appelé un garde-chasse. Une fois sur place, ce dernier a expliqué au couple que le renardeau était trop faible pour être relâché dans la nature. «Alors, il l'a pris et l'a abattu», se souvient Joel Sapin.

Si le lecteur comprend la décision du garde-chasse, il a beaucoup de peine à accepter celle de la police: «Je trouve anormal que les agents ne nous soient pas venus en aide. Ça reste un être vivant, tout de même. Peut-être qu'on aurait encore pu l'aider.»

Des lésions internes?

Martin Heer, chef adjoint de la police municipale de Wädenswil (ZH), confirme l'intervention d'une patrouille samedi dernier à Richterswil: «Le central de la police cantonale zurichoise n'est pas parvenu à contacter le garde-chasse responsable du secteur. C'est pour cela qu'il nous a demandé d'intervenir.» Comme les agents n'ont pas constaté de blessures évidentes et que l'animal n'avait pas de comportement violent, ils ont demandé au couple de le déposer dans la forêt. «Le couple avait l'air d'accord avec la proposition», précise Martin Heer.

«Mon collègue était sur place et a récupéré l'animal. Il pense qu'il était malade ou souffrait de lésions internes. Lorsqu'un renard tremble et ne s'enfuit pas à la vue d'humains, c'est qu'il ne va pas bien du tout. Tout ce qu'il nous reste à faire dans ces cas, c'est de délivrer les bêtes de leurs souffrances», explique Marcel Kasseroler, garde-chasse chargé du secteur.

Selon l'expert, il est normal qu'aucun vétérinaire ou hôpital n'ait voulu soigner l'animal sauvage: «Lorsque des humains soignent des renards ou des biches, il est très difficile de les relâcher dans la nature.» Marcel Kasseroler explique qu'il est fortement déconseillé de toucher les animaux sauvages blessés. Il est préférable de les envelopper dans une couverture.

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