Actualisé 26.04.2020 à 12:00

In diesen Zeiten

Peut-on encore aller dans les jardins familiaux?

Autrefois considérés comme petits-bourgeois, les jardins urbains ont à nouveau le vent en poupe. D'autant plus en période de pandémie.

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Les jardins permettent de se détendre. C'est du moins ce qu'affirment diverses études. Et même si une partie des personnes interrogées se dit stressée par les travaux de jardinage, ...

Les jardins permettent de se détendre. C'est du moins ce qu'affirment diverses études. Et même si une partie des personnes interrogées se dit stressée par les travaux de jardinage, ...

Keystone/Alessandro Della Valle
... ils sont nombreux à rêver d'un petit coin de verdure.

... ils sont nombreux à rêver d'un petit coin de verdure.

Keystone/Alessandro Della Bella
En raison de la densification urbaine, de plus en plus d'espaces verts sont amenés à disparaître, en particulier dans les villes. Il n'est donc pas étonnant que les jardins familiaux soient convoités.

En raison de la densification urbaine, de plus en plus d'espaces verts sont amenés à disparaître, en particulier dans les villes. Il n'est donc pas étonnant que les jardins familiaux soient convoités.

Keystone/Gian Ehrenzeller

Quand on a un jardin urbain, c'est pour se retrouver dans la nature, profiter du grand air et faire une coupure avec le quotidien.

D'après une étude réalisée l'année dernière, une majorité des personnes interrogées affirment être plus détendues après une visite dans le jardin, alors que 15% d'entre elles trouvent que les travaux de jardinage sont stressants. Néanmoins, le jeu en vaut la chandelle, selon une récente étude de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. Car plus un jardin est exubérant, plus ce dernier est source de détente pour le jardinier, comme le révèle un sondage effectué auprès de 300 jardiniers dans la ville de Zurich.

Le jardinage est autorisé

En raison de la densification urbaine, de plus en plus d'espaces verts sont amenés à disparaître, en particulier dans les villes. Il n'est donc pas étonnant que les jardins urbains soient convoités, qui plus est en temps de crise du coronavirus. Ils permettent de prendre un bol d'air, de s'occuper et de se changer les idées. Et ce, sans même enfreindre les règles.

Certes, les activités communautaires ne sont pas autorisées actuellement, mais les jardins familiaux échappent à cette interdiction, à condition bien sûr de respecter les directives et recommandations de l'OFSP.

Mais comment obtient-on une telle oasis de verdure?

La demande est particulièrement forte dans les zones périurbaines et les listes d'attente sont longues. Voici trois conseils qui pourraient tout de même vous aider à y accéder.

1. Le mieux est de vous renseigner directement auprès de l'association de jardins familiaux souhaitée. Vous trouverez des informations sur le site de la Fédération suisse des jardins familiaux qui regroupe les différentes associations.

2. Il arrive que les communes louent des parcelles de jardin. Vous trouverez des informations à ce sujet sur leurs sites.

3. Parfois, des personnes âgées qui ont un grand jardin cherchent des personnes pour l'entretenir et autorisent ces dernières à l'utiliser librement en échange. On trouve le plus souvent ce type d'offres sur des panneaux d'affichage ou dans la presse locale.

Au fait, le jardin communal a une longue tradition. Au milieu du 19e siècle, le médecin allemand Moritz Schreber avait revendiqué des aires de jeux pour les enfants d'ouvriers.

Après sa mort, des citoyens ont fondé, en 1864, l'association des jardins familiaux. Cela a donné naissance à un mouvement qui a créé de petits jardins dans les villes pour les ouvriers, plus tard également pour les employés et aujourd'hui pour les célibataires, couples et familles de tous âges et de toutes classes sociales.

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