Bâle: Phares obligatoires: étrangers mal informés
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BâlePhares obligatoires: étrangers mal informés

L'entrée en vigueur du second paquet de mesures «Via Sicura» n'a pas été intégrée par les conducteurs étrangers. La faute à une mauvaise information. Les gardes-frontière sont tolérants.

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dmz/tpi

Depuis le 1er janvier, les véhicules à moteur doivent rouler feux allumés, même pendant la journée. Le non-respect de cette règle vaut au conducteur une amende d'ordre de 40 francs. Une telle obligation n'existe pas en Allemagne ou en France. Et les automobilistes qui passent la frontière à Bâle ne semblent pas tous au courant de cette loi, révèle mardi la «Basler Zeitung».

Le corps de gardes-frontière parle de 15% des véhicules traversant la frontière feux éteints. Pour le moment, ils se bornent à informer les contrevenants. Une situation qui ne durera pas toujours. En effet, la douane volante ou la police ne fermeront pas toujours les yeux. Dans certains cantons, les forces de l'ordre ont annoncé une clémence, tant pour les locaux que les étrangers, jusqu'au mois de mars 2014. Mais le problème, c'est que rien ne prévient de l'obligation d'allumer les phares à l'entrée du territoire suisse et que les médias allemands et français ne semblent pas avoir repris l'information, sauf dans les zones frontalières.

Des panneaux?

Une solution serait d'installer des panneaux, à l'image de ce qui se fait en matière de limitation de vitesse. Sur ce sujet, les différents acteurs se renvoient la balle. Pour les gardes-frontière, ce n'est pas de leur compétence. Pour la police cantonale et le bureau cantonal bâlois de la mobilité, c'est à l'Office fédéral des routes (OFROU) de les faire installer.

Pour ce dernier, la communication a été suffisante: «Nous avons fait passer l'information à travers une multitude de canaux. Même à travers un site officiel de l'Union européenne», explique son porte-parole Gabriele Crivelli au quotidien rhénan. Pas question donc, pour le moment, d'en faire plus.

Tout va bien à Genève

Au bout du lac Léman, l’allumage des feux ne semble pas poser de problèmes aux milliers de frontaliers qui entrent chaque jour en Suisse. «Nos membres ont été bien informés, même s’il aurait été de bon ton d’installer un panneau qui prévient de la mesure aux douanes», commente Jean-François Besson, secrétaire général du Groupement transfrontalier européen (GTE). Le GTE a par ailleurs pris connaissance de la nouvelle disposition via une information du TCS et non des autorités helvétiques.

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