Pharmacies victimes du marché parallèle
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Pharmacies victimes du marché parallèle

VALAIS. Inquiets, les
pharmaciens partent en
guerre contre la vente
de médicaments par
correspondance.

«Les pharmacies valaisannes ont dû licencier 45 personnes ces quatre dernières années», a expliqué hier Marie-Jeanne Gard Meichtry, présidente de la Société valaisanne de pharmacie (SVPH). Les pharmacies emploient 395 personnes en Valais. La SVPH lance une campagne de sensibilisation sur les dangers de la vente de médicaments par correspondance. Outre le risque de fermeture d'officines, la perte de contact avec les patients est également source de danger.

La société médicale valaisanne (SMV) appuie cette démarche. «Si on combine la pénurie de médecins avec la fermeture de certaines pharmacies, on peut se faire du souci», a déclaré Marc-Henri Gauchat, président de la SMV. Les patients âgés sont particulièrement exposés. La publicité pour la vente de médicaments est particulièrement agressive auprès de cette clientèle. La posologie est inexistante sur les médicaments vendus par correspondance. Ces facteurs entraînent un réel danger que les patients ne suivent pas correctement le traitement prescrit. Enfin, les pharmaciens affirment que les maisons de vente ne proposent pas toujours des génériques.

En 2006 les pharmacies par correspondance suisses ont réalisé un chiffre d'affaires de 180 millions de francs. Soit 8,5% du coût total des médicaments à charge de l'assurance de base par le canal des pharmacies.

ats

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