Actualisé 24.11.2009 à 11:28

Apple critiquéPhil Schiller défend l'App Store

Le vice-président en charge du marketing d'Apple a défendu le processus de validation de la boutique en ligne d'Apple, face aux critiques croissantes des développeurs d'applications.

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Dans un interview accordée au magazine Business Week, le vice président d'Apple en charge du marketing, Phil Schiller a défendu l'App Store. «Nous avons construit une boutique en laquelle la plupart des gens peuvent avoir confiance», y déclare-t-il. «Vous, votre famille et vos amis pouvez télécharger des applications depuis la boutique, et pour la plupart elles font ce que vous attendez d'elles, et elles s'installent sur votre téléphone, et vous êtes facturé correctement et tout fonctionne bien», a-t-il ajouté.

Processus de validation critiqué

La prise de position de Phil Schiller n'intervient pas à un moment anodin. En effet, les critiques grondent face à la politique de validation des applications pour iPhone et iPod Touch mise en place par Apple pour sa boutique en ligne. Celles-ci ont atteint un nouveau niveau d'exaspération avec notamment la défection la semaine dernière de Joe Hewitt, responsable chez Facebook du développement de l'application pour l'iPhone. Ce dernier a tout simplement claqué la porte et confié le projet à l'un de ses collègues, comme il l'explique dans un message publié sur Twitter. «Ma décision d'arrêter le développement de l'application iPhone a tout à voir avec la politique d'Apple», avait-il déclaré au site TechCrunch.com. «Je respecte leur manière de gérer leur plateforme comme ils le veulent, bien que je sois philosophiquement opposé à l'existence d'un processus de validation», avait-il ajouté.

10% d'applications inappropriées

L'App Store compte aujourd'hui plus de 100 000 applications disponibles et chaque semaines se sont plus de 10 000 applications qui sont soumises à la validation d'Apple, explique Phil Schiller au magazine américain. Un processus qui prend donc du temps. 90% des applications rejetées sont causées par des problèmes de dysfonctionnements, souligne encore Phil Schiller alors que pour les 10% restants, le rejet est dû à fonctionnement inapproprié:«Il y a eu des applications soumises à la validation qui volaient des données personnelles, ou qui aidaient les utilisateurs à enfreindre la loi, ou qui contenaient des contenus inappropriés», donne comme exemple le vice-président d'Apple.

Phil Schiller a néanmoins reconnu qu'il y avait quelques imperfections dans la politique adoptée par Apple, mais qu'elle était indispensable et le succès de l'App Store – il a dépassé les deux milliards de téléchargements - lui donne pour l'instant raison.

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