Suisse: Philipp Müller menacé sur Facebook
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SuissePhilipp Müller menacé sur Facebook

L'ex-président du PLR a fait l'objet d'attaques et de menaces sur sa page Facebook en raison de sa proposition sur l'immigration.

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nxp/smk
Philipp Müller fait l'objet d'attaques très virulentes sur les réseaux sociaux.

Philipp Müller fait l'objet d'attaques très virulentes sur les réseaux sociaux.

Keystone

Les débats sur l'initiative de l'UDC «Contre l'immigration de masse» laissent des traces. Pas seulement sous la coupole fédérale mais également sur les réseaux sociaux. L'ex-président du PLR, Philipp Müller, a en fait les frais sur sa page Facebook, comme le raconte l'Aargauer Zeitung dans son édition du 12 décembre.

Le conseiller aux Etats est vilipendé pour son modèle qui préconise une préférence indigène «light» et s'oppose ainsi au texte de l'UDC. Outre les insultes et les menaces, il se fait traiter de «traitre à la patrie». Il est également la proie de la vindicte populaire sur d'autres profils de Facebook comme celui du conseiller national Lukas Reimann (UDC/SG)

Philipp Müller n'a pas souhaité s'exprimer. Cela dit, il n'est pas le seul à faire l'objet de menaces. Le conseiller national Cédric Wermuth (PS/AG) l'a également constaté. «Les menaces augmentent sans cesse. Il existe un parallèle indubitable entre les campagnes dans les médias et les menaces contre les politiciens visés. Plus ces derniers sont attaqués, plus le seuil de blocage baisse. Certains se sentent ainsi légitimés et agressent encore plus brutalement.»

Roger Köppel se défend

Certains mettent en cause les pratiques de la Weltwocheet de son directeur, le conseiller national Roger Köppel. Qui réfute tout lien entre ses éditoriaux assassins et cette flambée de violence sur les réseaux sociaux. «Je regrette énormément que Philipp Müller soit confronté à ces réactions primitives. Je les condamne au même titre que j'en ai été moi-même victime sans me plaindre.»

Avant d'enchaîner. «Le fait que le conseiller aux Etats ait déclenché une tempête de protestations n'a rien à voir avec la Weltwoche, comme on le laisse entendre mais plutôt avec la tentative d'enfreindre la constitution orchestrée par Philipp Müller pour l'initiative UDC «Contre l'immigration de masse.»

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