Cyclisme - Giro: Philippe Gilbert encore vainqueur
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Cyclisme - GiroPhilippe Gilbert encore vainqueur

Le Belge (BMC) s'est adjugé la 18e étape du Tour d'Italie, jeudi, à Verbania (nord), son deuxième succès depuis le départ. Alberto Contador (Tinkoff) a conforté son maillot de leader à trois jours de l'arrivée.

Une semaine après son premier succès, le Belge Philippe Gilbert a récidivé dans le Giro pour s'adjuger la 18e étape, jeudi à Verbania. L'Espagnol Alberto Contador a accru sa marge de sécurité au classement.

«Pour moi, c'est une première de gagner une étape aussi dure à ce niveau», a déclaré Gilbert après en avoir fini avec les 170 kilomètres de cette étape ensoleillée reliant deux lacs, Lugano au Maggiore (Majeur). Le champion du monde 2012 n'a laissé aucune chance à ses compagnons d'une échappée partie de loin. Distancé dans le Monte Ologno, un col très raide (9 % de pente moyenne sur 10,4 km), il a basculé au sommet à une cinquantaine de secondes d'un quatuor (Bongiorno, De la Cruz, Siutsou, Moinard) et a foncé dans la descente, avec ses deux compagnons (Chavanel, Nocentini).

La jonction effectuée à 19 kilomètres de l'arrivée, le Liégeois de 32 ans a attaqué sans attendre, sur un faux-plat, en bénéficiant de la présence de son coéquipier français Amaël Moinard. «Je ne connaissais pas la descente, j'avais seulement vu les détails sur le livre de route. J'ai pris des risques mais ça valait la peine», a-t-il estimé. «Le fait d'avoir Amaël m'a grandement aidé. Il a surveillé les autres, il a cassé le rythme».

A un autre échelon, dans la course des candidats au podium, Alberto Contador s'est lancé dans une offensive de style, dès les premières rampes du Monte Ologno, à 45 kilomètres de l'arrivée. Son dauphin au classement, l'Espagnol Mikel Landa, avait été retardé quelques minutes plus tôt, sur une chute, dans un scénario inverse de celui de l'étape du Mortirolo deux jours plus tôt.

Après l'arrivée, le porteur du maillot rose a nié avoir voulu rendre la monnaie de leur pièce aux coureurs de l'équipe Astana qui avaient roulé à fond avant le Mortirolo. «Une vendetta ? Pas du tout. La situation était différente. On savait qu'il fallait être devant, au pied de la montée. Il n'y avait la place que pour deux coureurs de front», a-t-il assuré.

«J'ai vu sur son visage que Fabio Aru (3e du classement) n'était pas dans un bon jour, alors j'ai décidé d'attaquer», a expliqué Alberto Contador qui a attendu sur le haut du Monte Ologno le Canadien Ryder Hesjedal pour trouver un compagnon à même de l'aider jusqu'à l'arrivée. Sur la ligne, le Madrilène s'est assuré un gain supplémentaire de 1'13'' sur ses suivants.

Pour porter son avance à 5'15'' sur Landa et 6'05'' sur Aru, le jeune Italien (24 ans) qui a peiné à garder la roue de ses rivaux dans la montagne. «Mon objectif, c'est le maillot rose (dimanche) à Milan», a rappelé toutefois Contador. «Même avec une seconde d'avance. Aujourd'hui, c'est une bonne étape. Mais les choses peuvent changer demain».

Vendredi, la 19e étape, longue de 236 kilomètres entre Gravellona Toce et Cervinia, comporte trois ascensions principales dans le Val d'Aoste. Avec, pour conclure, l'interminable montée (19,2 km à 5 %) vers la station située au pied du mythique Cervin. (afp)

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