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Phoenix prend un nouvel envol

Les quatre Français dans le vent durcissent leur style.

Ce qui est paradoxal, pour ne pas dire étrange, avec le groupe Phoenix, c'est le succès qu'ils remportent au Japon et aux Etats-Unis, et la difficulté qu'ils ont à en avoir dans leur pays, la France. Du moins auprès du grand public. D'autant que, pour les initiés, Phoenix est sans doute l'un des meilleurs groupes de l'Hexagone. Il suffit d'écouter leur 3e album pour en être convaincu.

Les compositions, plus épurées autour d'une production maison relativement brute, révèlent une tendance plus rock aux sonorités très seventies. Après avoir passé le premier titre, qui n'est de loin pas le meilleur, arrive «Consolation Prizes». Celui-ci donne le sourire et déclenche une irrésistible envie de se déhancher. Cette envie poursuit son auditeur tout au long de cet opus. Y compris avec «One Time Too Many», ballade pop par excellence, rythmée par la voix approximative mais très tendance de Thomas Mars.

Cette façon très française de chanter en anglais est, sans conteste, l'atout fraîcheur de cet album, qui ne laisse pas de place aux chansons superflues. Dix titres, tous écrits par les quatre Versaillais dans les locaux désaffectés d'une ancienne radio à Berlin. N'hésitez pas à aller découvrir Phoenix sur la scène du Caribana Festival le 8 juin. Vous aurez même à coup sûr le plaisir de réentendre leur premier tube, «Too Young».

Olivier Delaloye

Phoenix, «It’s Never Been Like That», déjà disponible

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