«Pierre Keller n'a pas le droit de tuer un pigeon»
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«Pierre Keller n'a pas le droit de tuer un pigeon»

RENENS. Le directeur de
l'ECAL déclare avoir
tordu le cou à un oiseau.
Sans autorisation, c'est
interdit, selon la SVPA.

Pierre Keller dit adorer les pigeons, même s'ils l'énervent parfois lorsqu'ils se trouvent à l'intérieur du nouveau bâtiment de l'Ecole cantonale d'art (ECAL) à Renens. A ce propos, il avoue au Temps dans un article d'hier: «Ils sont terribles, ils chient partout, ils n'arrêtent pas de faire des petits et on n'arrive pas à les déloger. Le seul moyen de s'en débarrasser, c'est de les tuer. L'autre jour, un petit s'est posé devant ma fenêtre. Je lui ai aussitôt tordu le cou.» Le directeur ajoute: «Je connais bien les pigeons. Chez mon père, qui était colombophile, on en tuait beaucoup. On les mangeait.»

Les spécialistes de l'oiseau avouent comprendre son agacement. La surpopulation de ces volatiles pose parfois des problèmes. Pour les gérer, la Ville de Lausanne a engagé un Monsieur Pigeons, Gérard Cuendet. Il est un des rares dans le canton à avoir le droit de vie ou de mort, au besoin. «Sinon, on ne peut légalement pas les tuer, explique-t-il. Pour éviter que cela se fasse dans de mauvaises conditions.» Le président de la Société vaudoise pour la protection des animaux (SVPA) ajoute: «Sans autorisation, Pierre Keller n'a pas le droit de tordre le cou à un pigeon. Il faut faire appel aux services autorisés, comme la SVPA.» Et à l'ECAL, il n'y aurait pas de surpopulation. Contacté hier, Pierre Keller n'a pas souhaité revenir sur l'affaire.

Dominique Botti

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