Suisse: Pilatus veut maintenir stables ses effectifs
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SuissePilatus veut maintenir stables ses effectifs

Après une hausse d'effectifs en 2014, l'avionneur nidwaldien ne prévoit pas d'augmenter le nombre de collaborateurs malgré la production en cours de son nouveau joyau, le PC-24.

Le Jet PC-24 est le dernier-né de Pilatus.

Le Jet PC-24 est le dernier-né de Pilatus.

Pilatus emploie désormais près de 2000 personnes, après une hausse des collaborateurs de 116 à 1850 l'an dernier. «Les effectifs ne devraient pas augmenter. C'est terminé», a indiqué le président du conseil d'administration Oscar Schwenk dans un entretien paru dans «Schweiz am Sonntag».

L'entreprise réalise aujourd'hui un chiffre d'affaires annuel d'environ 1 milliard de francs. Une baisse des ventes se dessine toutefois l'an prochain, prévient le président du conseil d'administration de Pilatus dans l'hebdomadaire «Zentralschweiz am Sonntag».

Pilatus dépend de ses avions d'entraînement et de son appareil PC-12. «Nous avons encore besoin de deux grosses commandes, qui ne sont pas assurées», explique Oscar Schwenk dans «Schweiz am Sonntag». L'entreprise a cependant une stratégie claire et conserve son personnel même en cas de baisse de la demande, affirme-t-il.

Reste que le président de Pilatus se montre confiant d'atteindre ses objectifs sur cinq ans, malgré le franc fort. «Nous vivons depuis longtemps avec les fluctuations de devises. Lorsque nous avons planifié le PC-12, le dollar se situait à 2,70 francs», souligne-t-il dans «Zentralschweiz am Sonntag». Le billet vert se négocie actuellement aux alentours de 90 centimes.

L'impact du franc fort risque de se faire sentir ultérieurement. Les commandes pour le PC-24 ont été prises avant l'abandon du taux plancher de l'euro, fait remarquer le président de Pilatus.

Aléas monétaires

Le problème est que dans la foulée de nombreuses autres monnaies ont perdu du terrain, comme le dollar australien, relève Oscar Schwenk. L'Australie est un marché important pour le groupe. Un appel d'offres est actuellement en cours pour remplacer les PC-9 de l'armée australienne.

Pilatus n'accepte provisoirement plus de commandes pour le PC-24, qui devrait être livré en 2017 après une longue phase de tests. La société, qui dispose de 84 commandes pour cet appareil, pourrait en vendre davantage, mais préfère se concentrer sur les vols d'essais.

Les réserves de travail vont jusqu'à 2020. Pilatus lancera ensuite une deuxième série sur le marché. Le PC-24 pourrait également intéresser des gouvernements et des organisations internationales comme l'Unicef et l'OMS, car c'est un appareil qui peut voler rapidement ou lentement et qui peut aussi atterrir sur le sable ou le gravier, note Oscar Schwenk. (ats)

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