Actualisé 15.02.2019 à 16:45

TennisPiqué «déteste» la formule lancée par Federer

Lors du tirage au sort de la finale de la Coupe Davis, le footballeur a aussi évoqué un regroupement avec la Fed Cup, dès 2021 et à Indian Wells.

de
Mathieu Aeschmann

On ne prend pas un gros risque de l'affirmer: Roger Federer ne jouera jamais la nouvelle Coupe Davis et il ne partira pas en vacances avec Gerard Piqué. Sans avoir vraiment été un opposant farouche à la réforme menée par le groupe Kosmos (comme Hewitt ou Kafelnikov), l'homme aux vingt titres du Grand Chelem en incarne pourtant depuis quelques mois le climat de défiance. À l'origine de ce statut, une formulée lancée lors du dernier US Open: «il faut faire attention: la Coupe Davis ne doit pas devenir la Coupe Piqué».

Jeudi soir, en marge du tirage au sort de la phase finale qui aura lieu en novembre à Madrid, le défenseur du FC Barcelone a déclaré qu'il «détestait» cette expression. «Je crois que les gens qui l'utilisent n'ont pas compris la réforme ni ce que nous essayons de faire. Notre mission est de prouver qu'ils ont tort.» Et le mari de Shakira d'insister auprès de nos confrères de la «BBC». «Je n'organise pas la compétition et je ne suis pas en train de changer les règles du tennis. Avec Kosmos, nous essayons simplement d'aider l'ITF à créer un événement de bien meilleure qualité.»

En ce sens, Gerard Piqué a laissé filtrer deux informations qui se murmurent depuis quelques mois dans la caravane du tennis. Premièrement, la «grande finale» de la Coupe Davis pourrait se dérouler en avril et sur le site gigantesque d'Indian Wells dès 2021 (son propriétaire Larry Ellison est un «proche» de Kosmos). Deuxièmement, la réunification des finales de Coupe Davis et de Fed Cup serait «une option tout à fait réaliste», selon le footballeur. «Nous en avons parlé avec l'ATP en novembre qui s'est montrée ouverte à cette éventualité.»

Hommes et Femmes réunis en un lieu pour un double «Mondial par équipes», la perspective aurait de l'allure. Notons tout de même que, dimanche dernier, René Stammbach, vice-président de l'ITF, jugeait cette réunification impossible. «Soyons clairs, il est illusoire de vouloir réunir les deux événements: 36 équipes en un lieu, c'est impossible.» Sauf peut-être à Indian Wells, ses 88 hectares, son central de 16'000 places, ses 12 courts de compétition, ses six terrains d'entraînements. Et puis surtout, l'ITF est-elle vraiment capable de s'opposer à une volonté de Kosmos? Le passé récent a plutôt prouvé le contraire.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!