Proche-Orient: Piratage de sites officiels israéliens

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Proche-OrientPiratage de sites officiels israéliens

Une campagne de piratage informatique dirigée contre Israël a frappé lundi les sites officiels de la Bourse de Tel-Aviv et de la compagnie aérienne israélienne El Al.

Les autorités ont qualifié ces actes de «terrorisme». Des hackers avaient déjà sévi la semaine dernière. «Il y a eu une attaque contre le site de la Bourse ce matin. Mais il est important de préciser que le système des transactions fonctionne sans problème», a affirmé la porte-parole de la Bourse, Idit Yaron.

Le site internet d'El Al était, lui, inaccessible à la suite d'une cyberattaque. L'accès à une caisse d'assurance-maladie, a également été sérieusement perturbé, selon la radio publique israélienne.

Plus tôt dans la journée, un pirate informatique se présentant sous le pseudonyme d'OxOmar avait averti qu'il allait attaquer dans la journée les sites de la Bourse de Tel-Aviv et d'El Al, selon le site internet israélien Ynet.

Le vice-ministre israélien des affaires étrangères Dany Ayalon a immédiatement qualifié ces attaques de «terrorisme» et menacé d'en «frapper» les auteurs dans le cyberespace.

La semaine dernière, des hackers affirmant être saoudiens ou palestiniens de Gaza ont révélé les coordonnées de dizaines de milliers de cartes de crédit appartenant à des Israéliens et attaqué des sites publics israéliens, tels celui des pompiers.

Protection accrue

Un responsable d'un plan gouvernemental de lutte contre les cyberattaques, Yitzhak Ben Israël, a révélé à la radio qu'une Autorité chargée de la défense des données fonctionnait depuis le 1er janvier dernier.

Le quotidien israélien «Haaretz» avait déploré récemment que cette Autorité de protection des données ne dispose ni du budget ni du personnel suffisant pour mener à bien sa mission. Un journaliste israélien spécialiste des affaires de sécurité avait pour sa part confirmé qu'un retard avait été pris dans la défense des «organisations civiles par rapport à celles liées à la sécurité».

«Mais ce n'est pas en deux semaines que l'on peut régler des problèmes, il faudra entre un et deux ans avant que nous puissions repousser les attaques de hackers du monde entier», s'est défendu M. Ben Israël. Il a précisé que des sites comme ceux de l'armée et du renseignement avaient été protégés en priorité depuis 15 ans.

En 2002, le gouvernement avait déjà étendu des procédures de protection à des sites civils considérés comme «vitaux» tels que les compagnies d'électricité, de l'eau ou des chemins de fer. Mais des institutions civiles restent vulnérables, a souligné M. Ben Israël, sans préciser lesquelles «pour ne pas attirer l'attention des hackers». (ats)

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