Actualisé 21.10.2015 à 09:19

Pneus

Pirelli reste italienne, promet son nouveau boss

Ren Jianxin, qui a remplacé cette semaine au poste de président de Pirelli son dirigeant historique Marco Tronchetti Provera, a donné des garanties sur l'ancrage italien de la marque.

Le fabricant italien de pneus Pirelli va rester italien, a affirmé dans un entretien son nouveau président, le chinois Ren Jianxin. Son groupe ChemChina est désormais actionnaire majoritaire de ce fleuron industriel milanais.

«Pirelli est une marque qui a des racines solides en Italie, mais est aussi un acteur mondial. Et bien que ChemChina en ait le contrôle, Pirelli restera en Italie», a déclaré au quotidien Corriere della SeraRen Jianxin qui a remplacé cette semaine au poste de président de Pirelli son dirigeant historique, Marco Tronchetti Provera.

Ce dernier est pour sa part devenu vice-président exécutif du groupe et en demeure également le directeur général, c'est-à-dire en charge de la gestion opérationnelle.

«Ce mariage peut ouvrir à Pirelli le plus grand marché du monde. En termes de parts de marché, faire partie de la même famille sera bénéficiaire aux deux groupes», souligne encore Ren Jianxin, évoquant la forte croissance attendue dans le secteur de l'automobile en Chine au cours des dix prochaines années.

ChemChina n'en est pas à sa première acquisition en Europe puisqu'il détient aussi Adisseo en France ou Elken en Norvège, a-t-il rappelé.

Respect et confiance

Selon lui, «les clés d'une intégration réussie sont le respect, la confiance et les pleins pouvoirs à la direction. L'autre aspect fondamental est l'intégration culturelle, c'est-à-dire la compréhension et le respect des différentes cultures», a-t-il noté.

La société Marco Polo Industrial Holding, détenue à hauteur de 65% par ChemChina, et de 35% par la holding Camfin (elle-même aux mains du groupe Rosneft et de Marco Tronchetti Provera) a réuni près de 87% des actions ordinaires Pirelli au terme d'une opération publique d'achat qui s'est achevée la semaine dernière. Elle doit conduire à terme au retrait de Pirelli de la Bourse de Milan, où le groupe était coté depuis 1922. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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