Lausanne: Piscine fermée après la vague de malaises
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LausannePiscine fermée après la vague de malaises

Une vingtaine de concurrents ont été pris de nausées, dimanche lors du Championnat suisse de natation. Les bassins de Mon-Repos sont inaccessibles en attendant le résultat d'analyses.

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Caroline Gebhard/ats

De violentes douleurs abdominales, des vomissements et même des évanouissements. Un mal mystérieux a frappé une vingtaine de participants lors du Championnat suisse de natation en petit bassin, dimanche à la piscine de Mon-Repos. A tel point que concurrents et spectateurs ont été confinés dans le bâtiment durant une grosse heure, en fin de journée. «Il n'y avait pas un danger identifié de manière précise mais nous voulions être certains que les gens quittent la zone en bonne santé», explique Lionel Imhof, répondant presse de la police de Lausanne.

Dimanche soir, l'origine du problème demeurait inconnue mais les dix personnes hospitalisées allaient nettement mieux. «On ne sait pas si c'est un problème alimentaire ou d'eau», poursuit Lionel Imhof. Des analyses réalisées dans l'eau des bassins et des robinets et dans un restaurant devraient permettre d'en savoir davantage. En attendant le résultat de ces investigations et la mise en œuvre des mesures nécessaires, la Ville a annoncé que la piscine de Mont-Repos resterait fermée.

«On est tous étonnés», commente Pierre Philippe Courvoisier, président du Lausanne natation. Selon lui, les premiers cas se sont manifestés en début d'après-midi. Si quelques garçons ont été malades, ce sont surtout les filles qui ont été touchées. Par mesure de sécurité, leur vestiaire a été évacué et tout le monde a été prié de ne plus consommer l'eau des robinets. Malgré quelques désistements, la compétition est allée à son terme: «On a géré les choses très calmement. Les courses ont eu lieu et on a fait la remise des médailles», souligne la juge Marie-Claire Gurtner.

Lundi, les trois ou quatre personnes qui se trouvaient encore à l'hôpital ont pu sortir.

«J'ai vu des filles couchées par terre»

«J'attendais dans le hall et j'ai vu passer des policiers, des pompiers et des ambulanciers. Je suis descendue et j'ai vu des filles couchées par terre qui vomissaient», raconte la mère d'une nageuse. Malade dès 12h30, une compétitrice explique avoir été prise de «violents maux de ventre» avant de dégobiller. Dimanche soir, vers 19h45, elle se sentait toujours mal alors que d'autres se trouvaient encore sous la surveillance de professionnels de la santé au sein du poste médical avancé installé dans la piscine pour l'occasion.

Difficile de savoir ce qui les attendait

L'alarme a été déclenchée vers 17h. Au total, une cinquantaine de policiers, de pompiers, d'ambulanciers et de médecins sont intervenus sur les lieux. Des représentants de la Direction générale de l'environnement se sont également déplacés. Si la mobilisation a été si importante au départ, c'est que les intervenants ne savaient pas exactement au-devant de quoi ils allaient. Au fur et à mesure que la situation évoluait, le dispositif a été allégé. A l'intérieur de la piscine, personne n'a paniqué, assurent les nageurs et les spectateurs qui sont restés confinés durant plus d'une heure.

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