Conflit : Pishyar oublie encore de payer ses employés

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Conflit Pishyar oublie encore de payer ses employés

Les employés de deux restaurants que détient l'ex-boss du Servette ont reçu leur salaire après deux mois d'attente.

par
Henri Della Casa
Majid Pishyar

Majid Pishyar

Majid Pishyar refait des siennes. Après que l'homme d'affaires a disparu des écrans radar en mars alors que le Servette FC était au bord de la faillite, c'est aujourd'hui deux restaurants genevois dont il est associé qui tanguent.

Les employés de «l'Atmosphère Lounge» et du «Soir», une quinzaine au total, n'ont ainsi pas touché leur salaire des mois de juillet et août dans les temps. Hier matin, une majorité a été payée en liquide, tandis que d'autres n'ont reçu qu'une partie. «Nous avons refusé de travailler en août», explique une salariée. Résultat: les deux établissements ont fermé pendant un mois. Leur ligne téléphonique était en outre coupée.

Mandatée par neuf employés, Me Anne-Laure Diverchy a écrit mi-août à la société gérante, placée sous la holding de Pishyar, pour que ses clients perçoivent leur du. Aucune réponse ne lui avait été adressée hier. De même, la direction des deux restaurants n'a pas souhaité répondre à nos questions.

Une mauvaise habitude

Majid Pishyar, qui est souvent repassé par Genève ces derniers mois selon une proche, continue donc de prendre ses obligations sociales à la légère. Certains employés ignorent par exemple s'ils sont couverts par des assurances et s'ils jouissent d'une prévoyance professionnelle. «Mes fiches de salaire sont incomplètes et certaines manquent», précise l'un d'eux.

Au temps du règne de l'Iranien sur le club grenat, des joueurs avaient du patienter deux à trois mois avant d'être rémunérés, par la caisse cantonale de chômage dans un premier temps.

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