Pit Bacardi: «Le public suisse est très hip-hop»
Actualisé

Pit Bacardi: «Le public suisse est très hip-hop»

Vevey – Armé d'un best-of, «Collector 1997-2007», le rappeur old timer français nous parle de sa carrière et de son actualité.

Membre des collectifs Secteur Ä et Noyau Dur, Pit Baccardi a connu l'âge d'or du rap français à l'époque où il côtoyait Lunatic et Oxmo Pucccino au sein de Time Bomb.

– Pourquoi avez-vous décidé de sortir un best-of?

– Pour commémorer mes dix ans de carrière et pouvoir prendre un nouveau départ. C'est une page qui se tourne, mais ce n'est pas le livre qui se ferme.

– Etes-vous nostalgique de l'époque Time Bomb?

– Oui, je suis nostalgique quand je vois l'état d'esprit et le niveau du rap aujourd'hui.

– Vous travaillez actuellement sur un nouvel album?

– Je l'aurai terminé dans un mois. Ce sera un album varié avec tout ce qui me caractérise: le fond, la forme et la technique dans le flow. Avec de gros invités-surprises.

– Vos réactions par rapport à l'élection présidentielle?

– Je ne suis pas vraiment surpris. La politique est devenue un business, comme la musique. Celui qui a le meilleur marketing aura le plus de voix. Je n'ai jamais été affilié à un parti politique, je préfère largement faire de la musique, des tournées et œuvrer dans l'humanitaire.

– Justement, parlez-nous de votre projet humanitaire.

– J'ai créé une fondation au Cameroun, pays dont je suis originaire, qui parraine deux grands orphelinats. La première action a eu lieu en décembre dernier: je suis allé apporter des fournitures scolaires, des habits et des aliments aux orphelins.

– Vous êtes souvent venu en Suisse. Qu'en retenez-vous?

– Le public suisse est très réceptif et très hip-hop. C'est toujours un plaisir de venir y jouer.

Fabrice Aubert

Ton opinion