Pitbulls tueurs d'Oberglatt: l'accusé nie
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Pitbulls tueurs d'Oberglatt: l'accusé nie

Le procès du propriétaire des pitbulls qui ont déchiqueté un petit garçon à Oberglatt (ZH) il y a un an s'est ouvert lundi après-midi dans une atmosphère tendue. Lors des premières heures, l'accusé principal a nié les témoignages le chargeant.

L'audience a commencé avec une bonne heure de retard en raison de la forte affluence de journalistes et de curieux et du dispositif de sécurité. Tout le monde a été soumis à un contrôle sévère à l'entrée, y compris les parents de la victime. L'entrée de la salle du Tribunal cantonal de Zurich a été bloquée avec des barrières.

Le propriétaire des pitbulls, un Italien de 42 ans, est apparu vêtu de noir et drapé dans un long manteau de fourrure. Malgré des efforts pour se donner une contenance calme, il semblait nerveux et son ton décelait parfois une certaine agressivité.

Ils représentaient un danger

Il a rejeté la douzaine de témoignages et les rapports de police indiquant qu'il maltraitait ses bêtes ou ne les avait pas sous contrôle. L'homme a toutefois reconnu que ses pitbulls n'étaient pas socialisés et déclaré: «je savais que qu'ils représentaient un danger». Il a ajouté: «si j'avais su qu'il y avait une école enfantine dans les environs, j'aurais agi autrement».

Interrogé sur ses motifs d'élever des chiens de combat, il a déclaré que ce n'était «pas seulement pour l'argent, mais aussi parce que je les aime». A l'avocat des parents de la victime, il a répondu que le petit garçon, en courant pour fuir les chiens, avait réagi comme aurait réagi tout enfant.

Ex-amie très nerveuse

L'ancienne amie de l'homme, également sur le banc des accusés, est apparue très nerveuse et souvent au bord des larmes. Cette Suisesse de 29 ans, toxicomane, a indiqué que leur relation s'était terminée il y a deux mois. Elle a confirmé que son ancien compagnon frappait ses chiens.

Le propriétaire de l'appartement d'où s'étaient échappées les bêtes comparaît également devant la justice zurichoise. En apparence très maître de lui, cet homme de 39 ans a semblé déconnecté de la réalité.

Le procès doit durer cinq jours. Le Ministère public de Winterthour (ZH) requiert deux ans et demi de prison ferme pour le propriétaire des chiens, 16 mois avec sursis pour son ex-amie et 14 mois avec sursis pour le propriétaire de l'appartement. Ils sont accusés d'homicide par négligence.

(ats)

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