Actualisé 23.09.2020 à 11:29

BernePlace fédérale: la police a évacué les manifestants

Des militants pour le climat occupant la Place fédérale ont été évacués par la police dans la nuit de mardi à mercredi.

L’évacuation de la Place fédérale, occupée par plusieurs centaines de militants pour le climat, est en cours.

ATS/Keystone

La police a mis un terme dans la nuit de mardi à mercredi à l’occupation de la Place fédérale par des militants du climat. L’intervention s’est déroulée dans le calme. La Ville estime avoir bien géré la situation même si certains ont dénoncé une réaction tardive.

La Place fédérale est à nouveau librement accessible depuis mercredi en milieu de matinée après l’Office des ponts et chaussées de la Ville de Berne et les activistes ont démonté et enlevé les dernières infrastructures.

La police cantonale bernoise est intervenue après que les activistes du climat ont refusé le second ultimatum du Conseil municipal les enjoignant à quitter la place mardi soir. Les autorités leur avaient proposé d’établir leur campement à d’autres endroits situés également au centre-ville comme la Waisenhausplatz.

Mercredi vers 02h00, la police a déployé de gros moyens et a bouclé la Place fédérale. Elle a ensuite appelé la centaine de manifestants encore présents à quitter les lieux. Une trentaine de personnes ont obéi, mais ont dû laisser leurs données personnelles.

La police a entamé vers 03h30 l’évacuation du campement et le sit-in a été dispersé. Des manifestants ont offert une résistance passive. D’autres enchaînés à des objets ont été détachés au moyen de sécateurs. Parallèlement à l’évacuation des manifestants, la police a démantelé les infrastructures, comme les tentes.

1 / 8
La police se prépare à évacuer la Place fédérale.

La police se prépare à évacuer la Place fédérale.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX
L’évacuation s’est faite sans violences ni incidents

L’évacuation s’est faite sans violences ni incidents

KEYSTONE
Des pompiers scient une chaîne avec laquelle des activistes s’étaient enchaînés à une barrière.

Des pompiers scient une chaîne avec laquelle des activistes s’étaient enchaînés à une barrière.

KEYSTONE/EPA/ANTHONY ANEX

Aucun incident

L’opération, qui a duré plusieurs heures, s’est déroulée dans le calme. Tant les manifestants que la police cantonale bernoise n’avaient pas connaissance de blessés ou d’incidents.

Pendant la durée de l’intervention, les manifestants ont chanté et scandé des slogans comme «La protection du climat n’est pas un crime» ou «Nous n’abandonnerons jamais. On reste là», selon une militante citée dans un communiqué diffusé dans la nuit.

Il a fallu couper les chaînes avec lesquelles les manifestants s’étaient attachés.

Il a fallu couper les chaînes avec lesquelles les manifestants s’étaient attachés.

KEYSTONE

«Une protestation urgente et légitime a été empêchée, car les puissants de ce monde ne veulent pas entendre notre message», a déclaré un membre du collectif Climate Justice.

Les militants s’attendaient à une intervention de la police après leur refus du dernier ultimatum. Malgré les tentatives de dialogue de la Ville, ils ont critiqué sa décision de faire appel aux unités anti-émeutes pour faire évacuer cette place.

«Décision juste mais tardive»

Le gouvernement bernois a salué l’évacuation de la Place fédérale par la police, estimant que le fonctionnement de l’Assemblée fédérale n’était désormais plus perturbé avec le retour de la sécurité et de l’ordre. Mais le Conseil-exécutif estime que les autorités communales ont agi de façon juste mais tardive.

Il rappelle que le règlement sur les manifestations sur la voie publique stipule qu’il n’est pas possible d’autoriser une manifestation sur la Place fédérale durant les sessions ni aux heures de marché. Pour le gouvernement, les autorités communales ont assumé leur responsabilité mardi soir en chargeant la police d’évacuer le campement des militants du climat.

Le maire de Berne Alec von Graffenried s’est félicité de la façon pacifique dont cette situation difficile a été maîtrisée. Il estime que le Conseil municipal a eu raison de chercher d’abord le dialogue avec les occupants, estimant que cette approche fait partie de la culture politique de la ville fédérale.

Surprise à l’aube

Les autorités avaient été surprises dans la nuit de dimanche à lundi par un camp monté rapidement par plusieurs centaines de militants sur la Place fédérale. Leur but était de faire pression et d’inciter les milieux politiques à s’engager davantage en faveur du climat. Les Chambres fédérales ont insisté sur l’interdiction de manifester sur la place pendant les sessions parlementaires.

(ATS/NXP)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!