Placebo: «La fainéantise, très peu pour nous»
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Placebo: «La fainéantise, très peu pour nous»

Samedi soir, Placebo avait rendez-vous avec la Grande Scène. Une heure avant d'électriser le Paléo, le chanteur Brian Molko s'est prêté au jeu de l'interview.

– Pour «Meds», le cinquième album du groupe sorti en mars dernier, votre producteur vous a fait travailler comme si vous débutiez, avec moins de moyens techniques. Qu'est-ce que cela vous a apporté?

– C'était une sorte de renaissance, un retour aux sources. On a fait cet album comme si notre vie en dépendait et on a adoré ça. Mais c'est important de faire cette démarche avec chaque album, car, quand on a du succès, on peut devenir fainéant alors que c'est vital de se remettre en question.

– Sur le titre «Meds», vous chantez avec Alison Mosshart. A l'avenir, entendra-t-on davantage de voix féminines avec Placebo?

– Nous n'avons pas une liste de personnes avec lesquelles nous aimerions bosser. Nos collaborations sont toujours quelque chose de spécifique et ce sont plutôt les chansons qui décident.

– On entend votre voix sur «Pink Water», une chanson qui est sur le dernier album d'Indochine. Qui avait envie de travailler avec qui?

– C'est Nicola Sirkis qui m'a appelé, pendant que j'étais en Thaïlande. Il m'a dit: «J'ai écrit quelque chose en anglais, est-ce que tu veux m'aider? J'ai vraiment flashé sur cette musique et j'ai foncé.

– Est-ce un rêve que de vous imaginer dimanche soir (n.d.l.r: hier soir) sur scène avec Indochine?

– Oui, car ce soir-là nous avons un concert prévu en Espagne.

– Y-a-t-il des chansons que vous ne jouez plus du tout sur scène?

– Oui, car nous ne nous sentons plus du tout connectés émotionnellement à ces titres. Les interpréter serait comme mentir au public et, cela, nous nous y refusons. Nous sommes là avant tout pour donner des émotions au public.

– Que ferez-vous après le concert?

– On n'a rien prévu de spécial. On est tournée alors il faut qu'on se préserve un peu... (Rire)

Catherine Hurschler

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