Actualisé 27.04.2020 à 21:05

Coronavirus aux États-Unis

Plages de Californie noires de monde: «Il fait si beau!»

Les autorités de certains comtés californiens ont ouvert leurs plages ce week-end. Les baigneurs ont afflué, essayant tant bien que mal de respecter les consignes de sécurité.

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joc

La vague de chaleur qui a déferlé sur la Californie ce week-end a eu raison des consignes édictées le mois dernier par le gouverneur Gavin Newsom. Si les plages des comtés de Los Angeles et San Diego sont restées fermées, celles des comtés de Ventura et d'Orange ont vu affluer une foule de Californiens avides de soleil et de sable chaud. Des images diffusées par CNN montrent la plage de Huntington Beach grouillant de monde.

«Il fait si beau! Comment peut-on garder qui que ce soit à l'intérieur?», se demande Frank Feerini, baigneur ravi. Les températures ont frôlé les 34 degrés, samedi à Los Angeles. «Je crois que les gens veulent sortir. Je pense qu'ils ont été enfermés, qu'ils deviennent fous», poursuit l'homme interrogé par CNN. «Je viens de croiser quelques amis que je n'avais pas vus depuis six semaines. Nous nous sommes salués mais nous avons respecté les règles de distanciation sociale», assure pour sa part Nick Rosenfeld, sorti prendre l'air à Deer Creek Beach, dimanche.

Les baigneurs étaient priés de respecter certaines consignes et restrictions. Les autorités avaient notamment maintenu la fermeture des parkings situés près des plages, dans l'espoir de limiter l'affluence. Dans le comté de Ventura, les gens n'avaient pas le droit de faire bronzette ou de se réunir sur le sable, mais seulement d'accéder à l'océan et de marcher le long de la plage. Les mesures étaient moins restrictives dans le comté d'Orange, comme en témoignent des images réalisées à Huntington Beach et à Newport Beach.

Les autorités tirent un bilan positif du week-end, estimant que la population a bien joué le jeu. «Les gens ont très bien coopéré et respecté les règles de distanciation sociale», assure Brian O'Rourke, chef du bataillon des sauveteurs de Newport Beach. L'ambiance dans les comtés d'Orange et de Ventura contrastait avec celle régnant dans le comté voisin de Los Angeles, où les plages étaient totalement désertes. Le shérif du comté avait d'ailleurs pris soin de rappeler à la population d'éviter de sortir faire bronzette. «Les mesures sont totalement en vigueur!», avait-il martelé sur Twitter, samedi.

Plages de Géorgie prises d'assaut

En Géorgie, cet État qui sort peu à peu du confinement, les habitants se sont rués sur les plages, tentant tant bien que mal de se tenir à distance les uns des autres. Si le gouverneur républicain de l'État, Brian Kemp, avait décrété la réouverture vendredi de plusieurs catégories de commerces, les plages sont, elles, ouvertes depuis le 5 avril. Le premier dirigeant politique de l'État avait, à l'époque, annulé des arrêtés municipaux de fermeture, au grand dam des élus locaux.

Encouragés par les déclarations du gouverneur, partisan d'un «pas mesuré en avant», des centaines de personnes se sont rendues samedi sur les plages de Tybee Island, l'une des destinations touristiques les plus prisées de Géorgie. Les dimensions de la plage, qui fait 200 m de large, permettaient de garder ses distances, bien que la fréquentation soit, de l'avis général, la plus forte de l'année. «Je n'ai pas peur» d'attraper le virus, expliquait Rachel Lilly, mère au foyer, «tant que ce n'est pas rempli. Mais si tout le monde fait comme nous, ça va être un problème.»

Des voitures tout-terrain sillonnaient la plage pour rappeler aux promeneurs de respecter les distances conseillées, mais aussi l'interdiction de s'allonger sur la plage. Quelques contrevenants, installés sur leur serviette pour un bain de soleil, ont ainsi été rappelés à l'ordre. L'étendue de sable, située à quelques kilomètres de la ville de Savannah, est pour l'instant réservée aux promeneurs, baigneurs et autres joggeurs. Rares étaient ceux qui s'étaient équipés d'un masque ou d'un foulard, désormais inscrits dans le quotidien de millions de personnes.

«C'est plus sûr que d'aller faire ses courses», estimait Mckenzie Scharf, en bikini, tandis que son fils de cinq ans faisait voler un cerf-volant Spider-Man. «Combien de temps sommes-nous supposés rester emprisonnés?», a-t-elle interrogé.

(joc/afp)

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17 commentaires
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Dr Folamour

28.04.2020 à 05:51

.... rien à voir mais le nouveau 20mn me fait penser à une lessive.... lave plus blanc que blanc ... on ne peu que liker positivement les articles et les commentaires sont souvent bloqués....

Robrob

28.04.2020 à 04:50

Je trouve cela complètement stupides car les gens n’on pas idée de ce qu’il peut leur arrivé moi je trouve cela grave. Que des gens puisse être si immature alors qu’il savent ce que ça a fait en Europe et ce qui est en train de se passer chez eux (Dsl pour l’orthographe)

Icone

28.04.2020 à 05:00

Pouce en bas!