Plaidoyer parental pour la répression des drogues
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Plaidoyer parental pour la répression des drogues

BERNE. Un groupement de parents dénonce une politique de la drogue
trop permissive.

L'association suisse Parents contre la drogue réclame une ligne plus stricte. Elle demande d'encourager les institutions thérapeutiques fermées orientées vers l'abstinence, de limiter les prescriptions d'héroïne et d'abolir les locaux d'injection. L'association a présenté hier son bilan de treize ans de politique des quatre piliers, à savoir la prévention, la lutte contre les dommages, la thérapie et la répression. A ses yeux, la politique de la drogue est trop libérale et conduit à une impasse. «L'Etat soutient les personnes dépendantes dans leur toxicomanie et la société n'assume pas sa mission. Au bout du compte, c'est la population qui est perdante, aussi sur le plan financier.»

Le groupement, qui prône une «société saine et sans drogue», exige des milieux politiques qu'ils s'engagent plus nettement pour l'abstinence. Dans le domaine de la prévention, l'association veut que l'offre de drogues soit limitée au minimum. Les thérapies devraient être clairement orientées vers l'abstinence. Les parents réclament aussi une répression plus sévère, avec des amendes dissuasives en cas de consommation de cannabis. Dernière exigence: une statistique officielle des accidents et actes de violence sous l'emprise de la drogue.

L'association Parents contre la drogue est surtout active en Suisse alémanique. Selon ses statuts, elle se veut apolitique et confessionnellement neutre. Elle est présidée par Sabina Geissbuehler-Strupler, membre de l'UDC bernoise, candidate au Conseil national.

ap

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