Suisse: Plainte contre trois administrateurs de Sika
Actualisé

SuissePlainte contre trois administrateurs de Sika

La holding Schenker-Winkler (SWH), qui représente les intérêts de la famille fondatrice du groupe, a déposé une plainte en responsabilité contre trois administrateurs du fabricant zougois.

La plainte vise Monika Ribar, Christoph Tobler et Ulrich Suter. L'information, parue dans la «Neue Zürcher Zeitung», a été confirmée vendredi à l'ats par le porte-parole de SWH Andreas Durisch. La holding décidera ultérieurement si elle porte plainte contre d'autres membres du conseil d'administration.

SWH reproche aux trois administrateurs d'avoir fait campagne afin d'empêcher la vente de sa participation de contrôle dans Sika au groupe français Saint-Gobain. Le conseil d'administration de Sika a dépensé beaucoup d'argent contre le principal actionnaire de la société, souligne la holding.

La lutte pour le contrôle de Sika a coûté jusqu'ici 5,7 millions de francs à l'entreprise. Le montant, qui avait été communiqué lors de l'assemblée générale en avril, pourrait encore gonfler. Selon SWH, les trois administrateurs ont mené campagne sans tenir compte des intérêts du groupe et de ses actionnaires.

Plainte sans fondement

Le président du conseil d'administration de Sika Paul Hälg considère cette nouvelle plainte comme sans fondement. Selon lui, ces nouvelles poursuites ne sont pas dans l'intérêt de l'entreprise. La démarche de SWH ne favorise guère la possibilité de trouver une bonne solution pour toutes les parties, regrette-t-il dans une prise de position.

La direction et une partie du conseil d'administration de Sika s'opposent depuis des mois à la vente de la participation de SWH au groupe français Saint-Gobain. Le géant français des matériaux de construction avait conclu en décembre une transaction à 2,75 milliards de francs, pour reprendre la participation des héritiers avec une prime de 80%.

Leur participation se monte à 16,1% du capital, mais représente 52,4% des droits de vote, ce qui permettait à Saint-Gobain de prendre le contrôle de la société sans avoir à lancer d'offre publique d'achat (OPA). Si les deux parties ne devaient pas trouver d'accord, le conflit pourrait encore durer jusqu'à deux ans, estiment des experts. (ats)

Ton opinion