Actualisé 24.11.2009 à 16:21

MédiasPlainte de Dignitas contre le «Blick» partiellement admise

Le Conseil suisse de la presse a partiellement admis une plainte de l'organisation d'aide au suicide Dignitas contre le «Blick».

Le journal n'aurait pas dû donner le nom de l'entreprise qui fournit un kit «do-it-yourself» de suicide vendu sur internet.

La plainte de Dignitas n'a été acceptée que sur un seul point, a indiqué mardi le Conseil suisse de la presse. «Les médias doivent être conscients du danger d'un effet d'imitation à la suite d'un article évoquant un suicide».

Dignitas avait porté plainte à cause d'une série d'articles du «Blick» sur une nouvelle méthode utilisée par l'organisation d'aide au suicide. Il s'agit d'une euthanasie à l'aide d'un masque au gaz d'hélium.

Kit d'aide au suicide

Le journal de boulevard alémanique estime que l'accompagnement dans la mort est traité «par trop à la légère» et que Dignitas «se remplit trop les poches». Le journal signalait qu'un kit d'aide au suicide était disponible sur internet pour 60 dollars alors que Dignitas demande environ 10'000 francs pour un empoisonnement au gaz.

Pour le patron de Dignitas Ludwig Minelli, ces articles sont une atteinte à la vérité. Le «Blick» parlait d'abord d'un sac en plastique sur la tête au lieu d'un masque appliqué sur le visage.

Contrairement à un titre du «Blick», M. Minelli estime n'empoisonner personne. Il s'agit donc d'une atteinte à sa personnalité. Enfin, Dignitas est d'avis que le journal n'a pas respecté son devoir de réserve dans un article portant sur un suicide. M. Minelli n'a obtenu raison que sur ce dernier point.

(ats)

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