01.07.2020 à 04:15

Suisse

Plaintes pénales contre une collecte frauduleuse

Handicap International réagit pénalement contre l’utilisation abusive de son nom sur des pétitions mensongères en faveur d’enfants.

de
Frédéric Nejad Toulami
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La pétition, soi-disant en faveur d’enfants handicapés, avec le drapeau suisse et le nom de l’ONG Handicap International.

La pétition, soi-disant en faveur d’enfants handicapés, avec le drapeau suisse et le nom de l’ONG Handicap International.

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Un des individus à l’œuvre avec sa fausse pétition en main dans un train entre Yverdon-les-Bains et Lausanne, le 17 juin.

Un des individus à l’œuvre avec sa fausse pétition en main dans un train entre Yverdon-les-Bains et Lausanne, le 17 juin.

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À Lausanne, le 24 juin, un homme aborde un passant à l’av. de la Gare et lui tend une pétition à signer en espérant de l’argent.

À Lausanne, le 24 juin, un homme aborde un passant à l’av. de la Gare et lui tend une pétition à signer en espérant de l’argent.

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L’utilisation abusive du nom de Handicap International (HI) sur des pétitions mensongères en faveur d’enfants ne laisse pas indifférent. Réagissant à l’article de «20 minutes» du 29 juin, l’association a déclaré mardi avoir porté plainte grâce à diverses polices qui l’ont avertie de cette situation litigieuse.

«Des individus sont actuellement très actifs dans toute la Suisse avec cette collecte frauduleuse, déclare la porte-parole de HI, Marie Bro. Ces derniers jours, nous avons reçu les informations à ce propos des polices cantonales bernoise et vaudoise (à Moudon), ainsi que de police Riviera à Clarens (VD) et de la police de Nyon.» Du 19 au 22 juin, un même fraudeur a été contrôlé après avoir approché des gens pour solliciter leur générosité à Soleure, St-Prex (VD), Nyon (VD) puis à Sion (VS).​

«Nous portons plainte à chaque fois que la police ou la justice nous informe de telles activités en notre nom, et nous encourageons les gens approchés par ces individus à en faire de même», souligne Marie Bro.

Actif sans gêne dans les trains

Interrogé sur la présence active de ces jeunes individus dans les rames CFF, sans masque et sans titre de transport semble-t-il, le porte-parole de l’entreprise de transport public nous a assuré que les consignes étaient strictes: «Les contrôleurs font diffuser une annonce dans les rames pour mettre en garde les passagers quand des mendiants ou de faux pétitionnaires sont repérés à bord. Et ils font descendre du train ces individus.» Un photojournaliste à bord d’une rame entre Lausanne et Vevey il y a une dizaine de jours a assisté à un scénario très différent. «J’ai vu un de ces individus solliciter chaque passager avec cette fausse pétition, témoigne-t-il. Il a obtenu de l’argent d’une dame âgée. À l’approche de deux contrôleurs, je les ai avertis de la scène.» Tandis qu’ils avaient l’individu en vue, ils ont assuré le pendulaire qu’ils allaient agir. Mais ils sont partis alors en sens inverse sans contrôler l’individu, et aucune annonce n’a été faite dans la rame jusqu’en gare de Vevey.

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97 commentaires
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Donehaganpatawail

01.07.2020 à 08:07

Et après, ils pleurent sur la discrimination qu' ils provoquent eux- mêmes. Notez aussi que leurs défenseurs habitent bien loin de chez ces engeances, et dans des résidences sécurisées. La bonne conscience, oui, mais pas à n' importe quel prix, en somme.

Réalité

01.07.2020 à 08:03

Cette plainte n'aboutira jamais. Elle émane des Balkans, pays chéris de notre Gauche. Il vont tourner cette escroquerie en complot UDC raciste. Cet argent reviendra en Suisse pour des financements.......

Jules Verne

01.07.2020 à 08:00

Curieusement, la police a un budget pour les amendes d'ordre. la bagnolle ça rapporte, mais se balader en civil et choper ces malfrats....trop risqué