Actualisé 03.04.2020 à 06:27

Suisse

Plaintes pour publicités sexistes à nouveau en tête

Internet arrive en tête des canaux concernés pour les plaintes contre des publicités à caractère sexiste. La presse écrite ne représente plus que 7% des cas.

La Commission suisse pour la loyauté a traité en 2019 plus de plaintes que l'année précédente.

La Commission suisse pour la loyauté a traité en 2019 plus de plaintes que l'année précédente.

Keystone

Les publicités sexistes sont à nouveau celles qui ont suscité le plus de plaintes auprès de la Commission suisse pour la loyauté (CSL) l'an dernier. Le sexisme était le motif des plaintes dans 22,5% des cas.

En 2019, la CSL a jugé 97 plaintes au total, contre 63 l'année précédente, indique-t-elle jeudi dans un communiqué. La moitié ont été approuvées, 36% rejetées et la CSL n'est pas entrée en matière sur 14% d'entre elles. Le nombre de plaintes a été l'an dernier à son plus haut niveau depuis 2013.

Après les plaintes pour sexisme, le non respect de la transparence en matière de communication commerciale prend la deuxième place, avec 19,1% des cas. Cette augmentation s'explique par les nombreuses plaintes déposées par la fondation alémanique de protection des consommateurs (SKS) contre des influenceurs suisses de premier plan.

Internet comme premier canal

Ceux-ci n'auraient pas assez, voire pas du tout, attiré l'attention du public sur le fait que des posts ont été publiés pour des raisons prioritairement commerciales. L'important nombre de plaintes de ce genre a contribué au fait qu'internet arrive en tête (37,3% des cas) des canaux concernés. La presse écrite est quant à elle passée de 17% à 7% des cas ces trois dernières années.

Les méthodes de publicité et de vente agressives ont pour leur part représenté 12,4% de toutes les plaintes. Elles devancent les cas d'incorrection et de tromperie (7,9%) et de publicité comparative (6,7%).

Sur les 97 plaintes traitées au total, 8% concernait une plainte d'une entreprise contre l'un de ses concurrents. Dans quelque 50% des cas, les trois Chambres de la CSL ont approuvé la plainte. Elles l'ont rejetée dans 36% des cas, et ne sont pas entrées en matière dans quelque 14% des cas.

La CSL est, depuis 1966, l'organe d'auto-contrôle de la branche de la publicité. Elle est présidée depuis 2012 par la conseillère nationale fribourgeoise Christine Bulliard-Marbach. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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