26.11.2015 à 16:48

Paris

PlanetSolar amarré sur les quais de la Seine

Désormais baptisé «Race For Water», le bateau suisse restera à Paris jusqu'au 12 décembre pendant la conférence internationale sur le climat.

En 2013, PlanetSolar avait déjà navigué sur la Seine, au terme d'une expédition scientifique transatlantique de 156 jours.

En 2013, PlanetSolar avait déjà navigué sur la Seine, au terme d'une expédition scientifique transatlantique de 156 jours.

Le bateau suisse PlanetSolar a jeté l'ancre le long des quais de la Seine à Paris à l'occasion de la COP21.

Son but est de «porter la voix de l'océan» pendant le sommet pour dénoncer les déchets plastiques.

PlanetSolar «est un bateau et une idée suisses», a proclamé l'ambassadeur de Suisse Bernardino Regazzoni lors d'une conférence de presse jeudi. Désormais baptisé «Race For Water», le navire restera à Paris jusqu'au 12 décembre pendant la conférence internationale sur le climat.

Il est amarré à l'ouest de Paris, sur le quai de Javel, entre la Tour Eiffel et le périphérique. Pour remonter la Seine jusqu'à la capitale française, il a surmonté plusieurs difficultés, notamment les écluses et les ponts.

Une nouvelle vie

«Le bateau s'apprête à vivre une nouvelle vie sous son nouveau nom destiné à (dénoncer) l'envahissement des océans par les déchets plastiques», a affirmé le navigateur français Gérard d'Aboville, nouvel ambassadeur de la fondation Race for Water.

Le navire solaire, du même nom, a effectué au printemps un tour du monde pour se rendre sur les cinq vortex de déchets, des zones où se concentrent les déchets flottants.

«Les océans sont menacés par la pollution des déchets plastiques», a alerté Marco Simeoni, un entrepreneur de Lausanne qui préside de la fondation «Race for Water». Il a observé sur les cinq «gyres» ou «vortex une véritable «souple de plastiques». Il n'a pas hésité à dénoncer une situation «gravissime».

Une technologie innovante

Pendant la COP21, le bateau présentera au public une exposition intitulée «pollution plastique: de l'impact aux solutions». Selon Marco Simeoni, le bateau a désormais deux missions: sensibiliser le public et faire de la recherche scientifique.

Le navire montre que des solutions sont envisageable. Marco Simeoni a évoqué notamment «une technologie innovante», développée par une société suisse, qui permet de transformer les déchets plastiques en énergie. Les plastiques constituent un réel problème dans les océans.

Ils peuvent voyager pendant des années en haute mer. Regroupés dans des vortex, leur détection est complexe, car ils se dégradent en paillettes et peuvent devenir invisibles à loeil nu. Ces microparticules menacent les écosystèmes marins et peuvent être ingérés par les poissons, contaminant la chaîne alimentaire.

Un stand pour montrer les idées suisses

La Confédération profite de la présence du bateau et de la COP21 pour mettre en valeur ses initiatives dans l'économie dite verte. Sous le titre «De la Suisse dans les idées», elle présente ses idées dans un stand au Grand Palais dans le cadre de l'exposition «Solutions COP21».

Cette dernière se tient du 4 au 10 décembre. «Nous avons des idées ou des solutions à apporter pour le grand public et les gouvernements pour s'engager dans une économie à émissions réduites, pour ne pas dire zéro», a souligné Bernardino Regazzoni.

L'ambassadeur a rappelé que la «green tech» est un secteur important de l'économie suisse, avec près de 200'000 employés. La vedette du stand suisse sera la maquette de l'avion Solar Impulse. Une dizaine d'acteurs présenteront sur le stand «leurs solutions de transition énergétique pour lutter contre le réchauffement climatique». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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