Genève: Plaques de taxis louées à des prix exorbitants
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GenèvePlaques de taxis louées à des prix exorbitants

Des chauffeurs dénoncent un système, pourtant légal, qui permet à certains de gagner de l'argent sans avoir à travailler.

par
mpo
Les chauffeurs sans possibilité d'exercer se plaignent d'un trafic de plaques professionnelles à des prix importants.

Les chauffeurs sans possibilité d'exercer se plaignent d'un trafic de plaques professionnelles à des prix importants.

Keystone/Martial Trezzini

Pour conduire un taxi à Genève, il faut avoir un diplôme et une autorisation matérialisée par une plaque minéralogique délivrée par l'Etat. Problème: le nombre de sésames est limité et plus bas que le nombre de chauffeurs agréés. Les plaques professionnelles étant rares, elles sont prisées. L'attente pour accéder au Graal est estimée à une dizaine d'années. En attendant, raconte «Le Temps» vendredi, les professionnels se louent des plaques entre eux.

Le quotidien a pu avoir accès à des échanges de messages entre taximen. Ils montrent que les sésames s'échangent jusqu'à 2500 fr par mois. Ces pratiques sont légales, mais suscitent la colère des professionnels nouvellement venus dans le milieu, mais sans droit d'usage accru du domaine public. Donc sans la possibilité d'exercer leur métier, alors que d'autres chauffeurs possèdent plusieurs plaques. Les intéressés ont dénoncé ce qui leur semble être un abus aux autorités.

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