Vive réaction espagnole: «Platini nous a mis un autre but»
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Vive réaction espagnole«Platini nous a mis un autre but»

Les médias et milieux sportifs espagnols critiquaient vivement mercredi la sanction infligée par l'UEFA à l'Atletico Madrid après les incidents lors d'un match contre l'OM, jugeant responsables les supporteurs marseillais.

«Injustifiée», «disproportionnée», «inexplicable», étaient les termes qui revenaient le plus fréquemment dans la presse et dans la bouche des commentateurs espagnols après la suspension, mardi, par l'UEFA, pour deux matchs de Ligue des Champions, du terrain et de l'entraîneur de l'Atletico.

L'instance dirigeante du football européen a jugé «inacceptable» l'attitude de la police espagnole face aux supporteurs marseillais, a accusé l'entraîneur mexicain Javier Aguirre d'avoir insulté un joueur de Marseille et a stigmatisé des injures racistes proférées dans le stade Vicente Calderon.

L'Atletico a rejeté en bloc ces affirmations et annoncé son intention de faire appel contre des sanctions «complètement injustes et disproportionnées», prises à la suite du match de Ligue des Champions remporté le 1e octobre par l'Atletico (2-1).

Le ministre espagnol de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, est monté au créneau pour défendre l'action de la police, laquelle, selon un commentateur mardi de la Radio nationale espagnole «n'a fait que son devoir» en réprimant la violence des supporteurs marseillais. Plusieurs journaux espagnols publiaient mercredi matin des photos extraites d'une vidéo montrant des supporteurs de Marseille lançant des chaises contre la police espagnole, qui a affirmé avoir agi «correctement».

Et certains d'entre eux voyaient dans cette affaire la main du président français de l'UEFA, Michel Platini, à la suite de pressions exercées contre l'Atletico par l'Olympique de Marseille au sein de l'instance européenne.

«Platini nous a mis un autre but», titrait mercredi en Une le quotidien sportif Marca, en référence au but marqué par l'ancien footballeur français contre l'Espagne en finale de l'Euro-1984 à Paris (2-1 pour la France).

Selon Marca, Platini a agi «avec préméditation» contre l'Atletico, tandis que les quotidiens El Pais et ABC stigmatisaient une «campagne» menée contre l'Espagne à la suite de ses récents succès sportifs.

(afp)

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