FIFAgate: Platini plaide «l'injustice» face au Tribunal

Actualisé

FIFAgatePlatini plaide «l'injustice» face au Tribunal

Le président de l'UEFA a été entendu. Si sa suspension était levée, il pourrait alors présider le tirage au sort de l'Euro-2016 samedi soir à Paris.

1 / 150
Jack Warner, l'ex vice-président de la FIFA estime ne pas devoir 'un sou' à l'organisation et que c'est au contraire elle qui a des dettes envers lui. Il est soupçonné notamment d'avoir touché des pots de vin de la part de l'Afrique du Sud qui aurait ainsi voulu décrocher l'organisation du Mondial-201. (Image d'archive)

Jack Warner, l'ex vice-président de la FIFA estime ne pas devoir 'un sou' à l'organisation et que c'est au contraire elle qui a des dettes envers lui. Il est soupçonné notamment d'avoir touché des pots de vin de la part de l'Afrique du Sud qui aurait ainsi voulu décrocher l'organisation du Mondial-201. (Image d'archive)

AFP
La perquisition à la Fédération française de football (FFF) visait des «documents relatifs aux modalités de collaboration de Platini avec la FIFA entre 1998 et 2002» . (9 mars 2016)

La perquisition à la Fédération française de football (FFF) visait des «documents relatifs aux modalités de collaboration de Platini avec la FIFA entre 1998 et 2002» . (9 mars 2016)

AFP
La perquisition à la Fédération française de football (FFF) visait des «documents relatifs aux modalités de collaboration de Platini avec la FIFA entre 1998 et 2002» . (9 mars 2016)

La perquisition à la Fédération française de football (FFF) visait des «documents relatifs aux modalités de collaboration de Platini avec la FIFA entre 1998 et 2002» . (9 mars 2016)

AFP

Michel Platini a déclaré qu'il n'aimait «pas les injustices», espérant avoir été «bien entendu», à sa sortie du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne où il était venu plaider mardi sa demande de levée de suspension dans l'affaire du fameux paiement controversé de 1,8 million d'euros.

«Vous savez que je n'aime pas les injustices. J'espère qu'on m'a bien entendu. Mes avocats ont été très bons. Est-ce que je serai au tirage au sort de l'Euro-2016 samedi soir à Paris ? Allez demander (aux juges du TAS)», s'est contenté d'indiquer l'ex-triple Ballon d'Or à sa sortie, vers 16h30, du TAS, où il était arrivé un peu avant 14 heures, comme nous vous l'indiquions plus tôt cette après-midi.

A la question «M. Platini a-t-il pris la parole durant cette audience?», Me Thibaud d'Alès, avocat de l'ancien meneur des Bleus, a seulement répondu: «Il a été entendu.»

Les avocats représentant l'autre partie, la Fifa, n'ont pas fait de commentaires devant la presse à leur départ.

Verdit avant Noël

Le TAS doit statuer d'ici vendredi sur la levée ou non de la suspension provisoire infligée par la Fifa à Platini pour ce fameux paiement de 1,8 million d'euros reçu de Sepp Blatter, président démissionnaire de la Fifa également suspendu, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

Cette sanction, qui court jusqu'au 5 janvier, prive le Français de ses fonctions de président de l'UEFA et gèle aussi sa candidature à la présidence de la Fifa, pour laquelle l'élection aura lieu le 26 février.

Outre cette suspension provisoire, la justice interne de la Fifa doit toujours rendre son verdict sur le fond avant Noël, alors que ses juges instructeurs ont requis contre Platini la radiation à vie du monde du foot.

Michel Platini était arrivé ce mardi peu avant 14 heures au siège du Tribunal arbitral du sport (TAS), qui devait donc statuer sur sa suspension provisoire dans l'affaire du fameux paiement controversé de 1,8 million d'euros, a constaté un journaliste de l'AFP.

Suspension prolongée?

«La vérité, toute la vérité, rien que la vérité»: le président de l'UEFA avait alors ainsi commencé à plaider sa cause mardi devant le TAS. La plus haute juridiction de la justice sportive, devrait rendre sa décision d'ici vendredi, après avoir entendu les deux parties mardi. Si la suspension provisoire du patron français de l'UEFA était levée, il pourrait alors présider le tirage au sort de l'Euro-2016 samedi soir à Paris.

Cela serait une victoire symbolique, même si une menace bien plus lourde pèse sur lui: une radiation à vie du monde du football dans le cadre du jugement sur le fond, attendu avant Noël donc.

«Je ne dirai rien de plus que ce que je vous ai déjà dit: je dirai la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure», avait dit Platini, sourire en coin, dans une brève déclaration aux médias à son arrivée au siège du TAS, à Lausanne, peu avant 14 heures, au volant d'une berline allemande noire.

Il était entouré de ses deux conseillers, l'avocat Thibaud d'Alès et le juriste Thomas Clay. L'autre partie, la Fifa, était représentée par l'avocat suisse Antonio Rigozzi, arrivé sur les lieux peu après.

L'audience, prévue à 14heures, avait commencé avec un peu d'avance.

La justice interne de la FIFA a infligé le 8 octobre à Platini une suspension provisoire de 90 jours de toute activité liée au football en raison d'un paiement controversé de 1,8 million d'euros (près de 2 millions de francs), reçu en 2011 de la part de Joseph Blatter, président aujourd'hui démissionnaire de la FIFA, également suspendu, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

Candidature gelée

Cette sanction, qui court jusqu'au 5 janvier, prive le Français de ses fonctions de président de l'UEFA et gèle aussi sa candidature à la présidence de la FIFA, pour laquelle l'élection aura lieu le 26 février. Platini avait d'abord fait appel devant la FIFA, qui l'avait débouté, avant de saisir le TAS le 20 novembre.

Si sa suspension était levée par le TAS, Platini pourrait présider le tirage au sort de l'Euro-2016, samedi soir à Paris.

Outre cette suspension provisoire, la chambre de jugement de la commission d'éthique de la FIFA doit toujours rendre son verdict sur le fond avant Noël, après avoir entendu Platini entre le 16 et le 18 décembre. Les juges instructeurs de la Fifa ont requis contre lui la radiation à vie du monde du foot.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion