Genève: Pluie d'amendes contre les incivilités
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GenèvePluie d'amendes contre les incivilités

La répression s'accroît en matière d'insalubrité en ville. Le nombre d'amendes distribuées en 2009 bat des records.

par
Giancarlo Mariani

«Après une longue campagne de prévention, nous avons décidé de bûcher», a reconnu mercredi Raoul Schrumpf, chef de cabinet au Département de l'environnement urbain de la Ville. Cette phase répressive s'est traduite par un nombre record d'amendes pour incivilités en matière d'insalubrité.

«Depuis janvier, nous en sommes à près de 170 contraventions. La plupart concernent les débarras sauvages et les crottes de chiens. C'est dix fois plus que lors des quatre précédentes législatures», détaille-t-il. Avant de préciser: «Cela marque clairement la fin de l'impunité pour ceux qui abandonnent cuisinières, canapés et d'autres objets encombrants sur les trottoirs. C'est aussi une manière de valoriser les citoyens qui jouent le jeu de la propreté.»

Reste qu'un grand nombre de contrevenants pris en flagrant délit par les agents de sécurité municipaux refusent de payer. «C'est vrai. Mais tous ceux qui ont contesté les amendes ont été déboutés par les tribunaux», souligne-t-il. Parmi eux, des professionnels, du bâtiment notamment, et des récidivistes, qui ont dû s'acquitter de montants allant parfois jusqu'à plusieurs milliers de francs.

Respect de l'ordre ou non, Genève est la seule ville suisse qui offre gratuitement une levée d'objets encombrants. Elle collecte près de 4200 tonnes de débarras plus ou moins sauvages par an. Cela coûte près de 2,5 millions de francs à la collectivité.

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